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Le ministre de l'Intérieur expose ce jeudi à ses homologues européens la proposition franco-allemande d'autoriser un pays à rétablir les contrôles à ses frontières si un autre membre n'arrive plus à gérer les siennes face à un afflux massif de migrants.
BULLETIN DE CAMPAGNE- Thibault Hénocque décrypte le grand meeting de Nicolas Sarkozy, dimanche à Villepinte. "La mise en scène grandiose", les propositions du président-candidat et les réactions tous azimuts à ce qu'il a dit.
Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l'Elysée, a réagi lundi matin sur Europe 1 aux propositions Nicolas Sarkozy de réviser les accords de Schengen.
"On ne va pas faire une régression et un pas en arrière de cet ordre", a jugé François Bayrou, candidat du MoDem à l'élection présidentielle, lundi matin sur RTL.
Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche à Villepinte que les accords de Schengen devaient être révisés. Pour Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, sur LCI, " ce qui est derrière tout ça, c'est l'obsession de Nicolas Sarkozy qui consiste à dire que le problème central de la France c'est l'immigration".
Réunis à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur de l'UE ont décidé jeudi que la libre circulation des personnes en Europe ne serait pas remise en cause et que le traité de Schengen serait simplement adapté à la marge. La rencontre s'est déroulée après l'annonce du Danemark qu'il entendait rétablir les contrôles douaniers.
Le Danemark dit vouloir restaurer "au plus vite" des contrôles permanents à ses frontières. La Commission européenne le met en garde contre toute violation du principe de libre circulation. Une réunion sur le sujet a lieu ce jeudi.
Le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a dit dimanche que "la France ne voulait pas suspendre Schengen", l'accord de libre circulation des personnes en Europe, mais "revoir les clauses de sauvegarde dans des situations particulières".
La gauche française s'élève contre la proposition de l'Elysée de renforcer la clause de suspension provisoire des accords européens de Schengen en cas d'afflux d'immigrants clandestins. Du côté du FN, on crie à la "supercherie".
La France estime que la gouvernance de Schengen est déficiente face à l'afflux de migrants, venus de Tunisie et de Libye notamment, en Europe via l'Italie, a fait savoir l'Elysée, vendredi, qui envisage une suspension provisoire des accords.
La France estime que la gouvernance de Schengen est déficiente face à l'afflux de migrants, venus de Tunisie et de Libye notamment, en Europe via l'Italie, a fait savoir l'Elysée, vendredi, qui envisage une suspension provisoire des accords.