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Depuis le 12 octobre, les interpellations en marge des manifestations se sont multipliées. Les premières peines de prison ferme ont été prononcées jeudi à Lyon et Nanterre.
Malgré le nombre important d'arrestations en marge des manifestations (plus de 1900 depuis le 12 octobre), le mouvement n'a "à ce stade rien à voir" avec les émeutes de 2005, assure le ministre de l'Intérieur à quelques jours du cinquième anniversaire de leur déclenchement.
Lors d'une visite éclair mercredi après-midi à Lyon, théâtre depuis plusieurs jours de scènes de violences, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a précisé aux casseurs "que leurs actes ne resteront pas impunis".
Cinq universités sur 83 sont bloquées, et 178 lycées "perturbés", selon le gouvernement, alors que se poursuivent des manifestations ponctuelles, parfois émaillées d'incidents. "Nous ne laisserons pas les voyous impunis", a prévenu Brice Hortefeux, en annonçant déjà plus de 1400 interpellations.
"La discussion n'est pas la reddition", écrit Laurent Joffrin dans Libération, appelant le chef de l'Etat à reprendre le dialogue avec les syndicats. Le Figaro voit au contraire les syndicats "pris à leur propre piège" face à la radicalisation de la contestation.
"La discussion n'est pas la reddition", écrit Laurent Joffrin dans Libération, appelant le chef de l'Etat à reprendre le dialogue avec les syndicats. Le Figaro voit au contraire les syndicats "pris à leur propre piège" face à la radicalisation de la contestation.
Une mobilisation inédite des jeunes contre la réforme des retraites, avec un record de lycées et d'universités perturbés, a été entachée mardi par de nouvelles violences de casseurs, en particulier à Nanterre et Lyon. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue jeudi.