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Le militaire afghan responsable de la mort de quatre instructeurs français fin janvier venait de réintégrer l'armée afghane, qu'il avait désertée, par le biais d'un pot-de-vin versé à un recruteur afghan. Il avait déjà payé ce dernier pour entrer dans les rangs de l'armée quelques mois plus tôt.
Lors de la réunion de Bruxelles où l'Otan a décidé, comme la France, de stopper ses opérations de combat en 2013 pour se consacrer alors à la formation de l'armée afghane, Gérard Longuet a précisé le dispositif français qui restera ensuite en Afghanistan à la fin de la mission proprement dite en 2014.
"Un juge d'instruction va enquêter sur l'embuscade d'Uzbin en Afghanistan qui avait coûté la vie à dix militaires français en août 2008, a décidé lundi la cour d'appel de Paris. Me Gilbert Collard, avocat d'une famille de victimes réagit. "
A l'issue de son entretien à l'Elysée avec Hamid Karzaï, son homologue afghan, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi que le rapatriement des troupes de combats françaises serait achevé dès la fin de 2013, soit presque un an avant le terme jusque-là retenu par l'Otan.
Prévue avant la mort des quatre soldats français tués par un militaire afghan la semaine dernière, la visite du président afghan en France ce vendredi prend un autre relief. Même si un retrait immédiat est exclu, le chef de l'Etat devrait lui demander des gages, sous peine d'un départ avant 2014, la date pour l'instant prévue.
Nicolas Sarkozy présidait mercredi une cérémonie d'hommage national aux quatre militaires français tués le 20 janvier dans une de leurs bases en Afghanistan. Il les a décorés de la légion d'honneur à titre posthume.
La France n'entend "pas céder à la panique" et retirer totalement en 2012 ses troupes d'Afghanistan, a déclaré mardi Alain Juppé, à l'opposition socialiste qui réclamait au contraire un rapatriement complet d'ici la fin de l'année.
Un "hommage citoyen" a été rendu mardi sur le pont Alexandre III à Paris aux quatre soldats français tués vendredi en Afghanistan, lors du passage de leur convoi en direction des Invalides où devait se tenir une cérémonie privée.
Les cercueils recouverts du drapeau tricolore ont été rapatriés dimanche par l'avion qui ramenait en France le ministre de la Défense, Gérard Longuet.
Le soldat afghan responsable de la mort de quatre soldats français dit avoir été convaincu d'agir après avoir visionné la vidéo montrant des soldats américains urinant sur des cadavres de talibans.
Alors que les cercueils des quatre militaires français tués vendredi sont attendus en France dans les prochaines heures, après une cérémonie à l'aéroport militaire de Kaboul, la compagne et la soeur de l'un des quatre soldats implorent Nicolas Sarkozy de retirer les troupes d'Afghanistan.
Alors que le ministre de la Défense Gérard Longuet est en Afghanistan, où il doit rencontrer Hamid Karzaï après le meurtre de quatre soldats français, les Etats-Unis s'inquiètent d'un possible retrait anticipé des troupes françaises. Alain Juppé et Hillary Clinton ont eu un entretien à ce sujet.
Le président du Parti radical et ex-numéro deux du gouvernement a dit samedi sur Europe 1 ne pas voir "d'issue militaire positive" au conflit afghan, et plaidé pour une conférence internationale réunissant les grandes puissances de la région. Il a souligné avoir rencontré vendredi Nicolas Sarkozy pour lui exprimer sa position.
REVUE DE PRESSE - Pour la presse régionale, il est grand temps pour la France de retirer ses troupes déployées en Afghanistan. Certains éditorialistes notent que la "probable montée de l'émotion dans l'opinion publique" face aux pertes françaises pourrait accélérer la décision de Nicolas Sarkozy.
Depuis Kaboul, où il doit notamment rencontrer le président afghan Hamid Karzaï pour évaluer la dangerosité de la mission française dans le pays, le ministre de la Défense a indiqué, samedi, que les soldats français avaient été tués par un "taliban infiltré". Dans la matinée, les talibans ont revendiqué l'attaque.
Le candidat PS à la présidentielle a réitéré vendredi sa volonté de retirer les forces françaises d'Afghanistan au plus tard à la fin de l'année 2012, après la mort de quatre soldats français.
DECRYPTAGE - Le décès des quatre soldats français, tués vendredi par un homologue afghan, met en exergue l'infiltration des forces de sécurité par la rébellion. Si la France n'est victime de ce mode opératoire que pour la 2e fois, la coalition y fait face depuis plus de deux ans.
Quatre soldats français de la force internationale de l'Otan ont été tués, et huit autres ont été blessés, ce vendredi à l'aube dans l'est de l'Afghanistan. Un homme portant un uniforme militaire afghan aurait ouvert le feu sur les soldats.
Le chef de l'Etat a confirmé vendredi matin la mort de 4 soldats, tués par un militaire afghan. Il a annoncé la suspension de toutes les opérations de formation et d'aide au combat de l'armée dans ce pays. Il a évoqué le retour anticipé des troupes françaises.
Depuis le début du déploiement français en Afghanistan 82 militaires français ont été tués, dont 26 dans la seule année 2011. Il reste encore 3.600 militaires français sur place.