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Le frère de Mohamed Merah est désormais visé par une information judiciaire pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme. Il a été présenté dimanche matin à un juge qui doit décider de sa possible mise en examen.
Des policiers ayant tenté d'obtenir la reddition de Mohamed Merah quelques heures avant sa mort racontent, dans le Journal du Dimanche, le "plaisir infini" avoué par le meurtrier au cours de ses actions sanglantes, et ses regrets d'avoir manqué "la rentrée des classes à l'école juive".
Pour dénoncer les "actes de barbarie" qui "ont entraîné la mort de sept enfants de la République", une marche est organisée ce dimanche à Paris contre le racisme, l'antisémitisme et l'intégrisme à l'appel de la Licra, de SOS Racisme, de l'UEJF et de l'Association français des victimes du terrorisme.
Le frère aîné de Mohamed Merah était présent lors du vol du scooter qui a servi lors des expéditions meurtrières. Il a été transféré à Paris avec sa compagne. Il devrait être mis en examen, ainsi que sa compagne, dimanche matin.
L'arme qui aurait été utilisée par Mohamed Merah lors des meurtres de Toulouse et Montauban a été retrouvée. On a appris par ailleurs que son frère était présent lors du vol du scooter qui a servi lors des expéditions meurtrières. Il a été transféré à Paris avec sa compagne.
Une enquête Ifop révèle qu'une courte majorité de Français juge "élevée" la menace terroriste après les sept meurtres commis par Mohamed Merah. Mais l'institut de sondage, qui mène la même étude chaque année, souligne qu'il s'agit là d'une des plus faibles proportions depuis 2001.
Ce rapport montre la violence de l'assaut et la détermination du jeune homme face à l'équipe du Raid : son corps porte les traces de nombreux impacts, dont deux tirs mortels. Son frère se dit "fier" de la façon dont Mohamed Merah est mort.
Le frère et la belle-soeur du tireur sont en route vers les locaux de la sous direction anti-terroriste, pour la suite de leur garde à vue. Un convoi de plusieurs voitures de police a quitté le commissariat central de Toulouse peu après 8 heures.
Luc Chatel a demandé vendredi au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" une professeur de lycée de cette ville pour avoir "demandé à ses élèves de respecter une minute de silence à la mémoire du terroriste Mohamed Merah".
Alors que les renseignements français sont vivement critiqués sur leur efficacité à identifier la dangerosité de Merah, leur patron, Bernard Squarcini, se défend dans Le Monde. A Toulouse, la police est à la recherche de nouveaux éléments. Le point sur l'affaire.
Christian Prouteau dénonce une opération menée "sans schéma tactique précis". Et il assure : "Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène. Il n'aurait pas tenu cinq minutes". Le patron du Raid, pour sa part, évoque la "détermination sans faille" du forcené.
Le nom du jeune homme figurait sur une "no-fly list", ce qui indique qu'il était considéré comme une menace potentielle aux Etats-Unis : en clair, il avait interdiction de prendre un vol passant par le territoire américain.
REVUE DE PRESSE - L'affaire Mohamed Merah révèle-t-elle des failles des services secrets français ? Que penser des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy ? Pour de nombreux éditorialistes, "le temps des questions s'ouvre" après l'assaut du Raid .
Après plus de 32 heures de siège, les hommes du RAID ont finalement atteint l'appartement où était retranché le présumé "tueur au scooter", jeudi en fin de matinée. Tout s'est joué lors d'une fusillade de 5 minutes. Retour sur les faits.
Marine Le Pen accuse les services de renseignement de ne pas avoir pris des mesures suffisantes à l'égard de Mohamed Merah. Pour Alain Juppé, la question se pose effectivement.