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Les deux ex-prostituées, à l'origine d'accusations liant des notables à Patrice Alègre dans un réseau de crimes sexuels, ont respectivement été condamnées à trois ans de prison ferme et à 18 mois.
Fragilisé par les rétractations de "Fanny" et les contradictions de "Patricia", attaqué par certains avocats, l'adjudant Roussel ne souhaite pas que sa présence compromette les investigations effectuées.
"Fanny" qui disculpe Lakhdar Messaoudene dans le meurtre de Line Galbardi tout en mettant en cause "Patricia", qui elle-même maintient ses accusations contre Dominique Baudis : les auditions de jeudi ont apporté une nouvelle part de mystère.
Alors que deux magistrats mis en cause sont entendus aujourd'hui comme parties civiles, Michel Barrau veut maintenir l'instruction de l'affaire à Toulouse contre l'avis du nouvel avocat de Patrice Alègre Me Gilbert Collard.
Audition de Patrice Alègre, mise en examen de Lakhdar Messaoudene, son complice présumé, et plainte de Dominique Baudis : le dossier ne connaît pas de trêve. Ce week-end, les magistrats toulousains procèderont au "réexamen" complet du dossier.
Considéré initialement comme un tueur en série, Patrice Alègre apparaît dans cette nouvelle affaire comme un proxénète protégé et instrumentalisé. Retour sur six mois de "révélations" qui plongent le pays dans la perplexité.
Selon Le Monde, les gendarmes auraient trouvé des indices de soirées sado-masochistes barbares dans une maison située près de Toulouse. Ce matin, le procureur de la République de Toulouse dément "formellement" les informations publiées par le quotidien.
Patrice Alègre a avoué deux meurtres dont l'accusaient les prostituées toulousaines "Fanny" et "Patricia". Ses avocats l'ont annoncé dimanche lors d'une conférence de presse. Dominique Baudis, dont le nom aurait été cité, a demandé à être mis en examen pour accéder au dossier.
Le procureur de la République de Créteil remplace le procureur général près de la cour d'appel de Toulouse, mis en cause personnellement par une prostituée dans le dossier Alègre.
Accusé par deux prostituées d'avoir assassiné une de leurs collègues et d'avoir bénéficié de protections policières, le tueur en série a réfuté ces affirmations mais a admis des contacts avec un substitut.
La cour d'assises de Haute-Garonne a condamné jeudi Patrice Alègre à la peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans.