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Sept anciens dirigeants d'une usine du Calvados spécialisée dans la transformation de l'amiante étaient convoqués mardi par deux juges d'instruction.
La responsabilité de l'entreprise a été reconnue par la cour d'appel de Nancy. Mais Michelin ne devra verser aucun dommage et intérêt à la victime, un de ses salariés de l'usine de Golbey.
Sept anciens dirigeants d'une usine du Calvados spécialisée dans la transformation de l'amiante étaient convoqués mardi par deux juges d'instruction.
La société Alstom Power Boilers, jugée devant le tribunal correctionnel de Lille pour "mise en danger de la vie" de salariés à Lys-Lez-Lannoy (Nord) de 1998 à 2001 pour non-respect de la législation sur l'amiante. Elle a répété avoir pris les mesures nécessaires pour les protéger.
La société Alstom Power Boilers comparaît jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Lille car elle est accusée de n'avoir pas respecté la législation sur l'amiante entre 1998 et 2001 sur son site de Lys-lez-Lannoy dans le Nord. Elle aurait ainsi "mis en danger la vie" de ses salariés.
La Cour suprême indienne a demandé lundi une nouvelle expertise avant d'autoriser ou non la fin du désamiantage et du démantèlement du porte-avions en Inde. En attendant la réponse, prévue vendredi, le bâtiment ne peut pénétrer dans ses eaux territoriales.
Si New Delhi le souhaite, la France est disposée à reprendre l'amiante qui doit encore être retiré du porte-avions français désarmé Clemenceau en route pour être démantelé en Inde.
La société de décontamination industrielle Technopure qui a effectué la première tranche du désamiantage en France du porte-avions Clemenceau estime que 500 à 1000 tonnes de matériaux renfermant de l'amiante sont toujours à bord. Un autre sous-traitant lui avait été préféré pour une seconde phase de travaux.
Le ministre délégué au Travail, Gérard Larcher, a dénoncé ces manquements et a annoncé un durcissement de la réglementation. Un plan d'action sur cette question et sur l'indemnisation aux victimes de l'amiante est également en cours.
Le rapport du Sénat sur l'amiante laisse présager une véritable hécatombe dans les vingt ans à venir et pointe les responsabilités, notamment celle de l'Etat. Pour Marcel Royez, secrétaire général de la Fnath, les mesures annoncées jusqu'ici n'empêcheront pas d'autres drames. Il s'en explique auprès de tf1.fr.
Industriels accusés de "lobbying", syndicats qui "n'ont pas discerné la menace", mais surtout "gestion défaillante" de l'Etat : le rapport de la mission du Sénat sur l'amiante multiplie les accusations. Sur le plan sanitaire, il prévoit une "épidémie" de cancers dûs à l'amiante et 100.000 morts d'ici vingt ans.
Selon des sénateurs communistes, la mission d'information du sénat sur l'amiante s'apprête à faire le constat d'une "stratégie délibérée" des industriels pour "retarder le plus longtemps possible l'interdiction de ce produit" en France.
Des milliers de victimes de l'amiante ont commencé à défiler samedi à Paris dans le silence. Elles réclament un "procès pénal de l'amiante". Ce matériau isolant provoque 3.000 décès par an.
Des salariés d'entreprises de manutention du Port autonome de Bordeaux obtiennent la reconnaissance de la "faute inexcusable" de leurs employeurs. Certains d'entre eux sont atteints de cancer après avoir été exposés à l'amiante.
Les copropriétaires de la tour Montparnasse ont indiqué lundi avoir "respecté la réglementation relative à l'amiante". A La Défense, "toutes les tours ont été désamiantées", a pour sa part affirmé l'Epad.
L'avocat du syndic aurait préconisé d'urgence des mesures de prévention pour protéger occupants et touristes. Les experts estiment que seuls quelques étages doivent être traités aujourd'hui mais qu'un risque existe à terme pour toute la tour.
Le tribunal des affaires sanitaires et sociales de Brest a décidé lundi de ne pas indemniser des victimes de l’amiante pour des raisons de prescription. Déçus, les défenseurs des victimes de l’amiante attendent avec impatience une loi écartant ces problèmes de prescription.
Réunion mercredi entre les professionnels et les ministères concernés pour tenter de désamorcer la bombe qui menace le marché de la voiture d'occasion. Selon un décret, les véhicules contenant de l'amiante ne pourraient plus être vendus à partir de 2002.
La justice a reconnu jeudi la responsabilité de l’Etat dans la contamination par l’amiante de travailleurs exposés depuis les années cinquante. L’Etat n’a pas pris les mesures nécessaire pour éviter ces morts. Les victimes demandent que les industriels soient mis devant leurs responsabilités.
Le Tribunal des Affaires de sécurité sociale de Nantes a reconnu ce matin la "faute inexcusable" des Chantiers de l'Atlantique (Alstom) dans trois dossiers de victimes de l'amiante, ouvrant la voie à d'innombrables procédures.