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Après une nouvelle nuit de violences, le maire PS de Noisy-le-Grand en appelle à l'armée, des députés UMP demandent eux un couvre feu dans les banlieues. Les députés débattront mardi à l'Assemblée sur les "violences urbaines".
Selon Patrick Laclémence, commandant de CRS à Troyes, professeur et responsable de l'institut de veille événementiel, le travail des forces de l'ordre en banlieue est rendu très délicat par la jeunesse des casseurs et leurs techniques.
Plusieurs pays demandent à leurs concitoyens actuellement présents dans l'Hexagone de faire preuve de prudence s'ils se trouvent dans les zones touchées par les émeutes.
Une trentaine de policiers ont été blessés dimanche soir, dont deux sérieusement par des tirs de pistolets à grenaille à Grigny en Essonne. Incendies de véhicules et attaques de bâtiments publics avaient repris dès dimanche après-midi en province et se sont prolongés pour la 11e nuit consécutive.
Projets urbains inaboutis, engagements financiers non tenus : des élus de Seine-Saint-Denis ont dénoncé, dimanche, ce qu'ils voient comme des négligences de l'Etat vis-à-vis de leur département. Patrick Braouezec, président de Plaine commune, réclame un rendez-vous avec Dominique de Villepin.
Attaqué par l'opposition alors que les nuits de violences se succèdent, le ministre de l'Intérieur conserve pourtant une image positive auprès de six Français sur dix, selon un sondage pour Le Parisien.
Après avoir rencontré Nicolas Sarkozy pour "faire le point" sur les violences, Dominique de Villepin a reçu vendredi après-midi des jeunes de banlieues difficiles. Au même moment, plusieurs voitures étaient incendiées à 200 mètres de la préfecture de Seine-Saint-Denis.
Réunis jeudi à Matignon par Dominique de Villepin après plusieurs nuits de violence en banlieue parisienne, les élus locaux ont réclamé des solutions pour "traiter les problèmes au fond".
Un millier d'hommes ont été déployés jeudi soir dans le département pour tenter de prévenir de nouvelles violences. Depuis la mort de deux adolescents de Clichy-sous-Bois, les émeutes se sont succédé, s'étendant au-delà de Seine-Saint-Denis : pas moins de 315 véhicules ont brûlé dans la seule nuit de mercredi à jeudi.
Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont multiplié jeudi les réunions sur la violence des banlieues, rencontrant élus locaux et associations. Le Premier ministre a assuré jeudi soir vouloir "nouer un dialogue pour trouver des solutions adaptées", tout en mettant en avant le "rétablissement de l'ordre public".
Elus de gauche comme de droite, syndicat de policiers : les voix sont de plus en plus nombreuses à réclamer le rétablissement de la police de proximité. Mais pour Nicolas sarkozy, "une "police qui dit 'bonjour' aux commerçants est dehors alors que les voyous n'y sont pas".
Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur enchaînent les réunions jeudi pour trouver une solution aux violences urbaines de ces derniers jours. Dominique de Villepin a réaffirmé jeudi au Sénat que "l'Etat républicain ne cèdera pas".
La presse étrangère offre une large place au traitement des événements qui secouent les banlieues franciliennes. Les journaux tentent d'analyser les causes de cette violence et les conséquences de la bataille Villepin-Sarkozy.