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Ehud Barak retiré de la vie politique, la perspective de la formation d'un gouvernement d'union nationale se précisait, mercredi, en Israël. Ariel Sharon a proposé à Shimon Peres de prendre le ministère de la Défense. Mais, alors que la lutte pour ou contre l'alliance avec la droite se fait plus intense, le bras de fer pour la direction du parti travailliste s'éclaircit également.
Critiqué par son propre camp, Ehud Barak a fini par renoncer au portefeuille de la Défense que lui proposait Ariel Sharon. Il a annoncé qu'il quittait la politique, mais qu'il soutenait toujours l'idée d'une union gauche-droite.
Le parti Travailliste se démène pour trouver les termes d'un accord de participation au gouvernement d'union nationale. Ehud Barak s'est entendu avec son principal rival, Avraham Burg, pour accéder au ministère de la Défense. Reste à régler le problème du réel pouvoir de la gauche, dans un gouvernement tenu par le Likoud.
Ehud Barak et Ariel Sharon se sont mis d'accord jeudi soir sur la création d’un gouvernement d'union nationale. Les travaillistes auront les deux "grands ministères" de la Défense et des Affaires étrangères. M. Barak devrait prendre la tête du premier, son rival M. Pérès du second.
Le seul échec d'Ehud Barak, l'homme le plus décoré de l'histoire d'Israël, aura été sa tentative de faire la paix avec des Palestiniens qu'il a combattu durant toute sa carrière militaire. Portrait d'un soldat devenu Premier ministre d'un Etat qui s'enfonce dans la guerre.
Comme chaque jeudi, l'hebdomadaire Courrier international et tf1.fr vous proposent le Bloc-notes d'Alexandre Adler. Cette semaine, le chroniqueur brosse un portrait singulier d'Ariel Sharon.
Ehud Barak a décidé de rompre les négociations avec les Palestiniens jusqu'au 6 février. Malgré une semaine de négociations intensives dans la station balnéaire égyptienne de Taba, Israéliens et Palestiniens n'ont pu parvenir à un accord. Pourtant, assurent-ils, ils n'ont jamais été aussi près d'un compromis.
Benjamin Netanyahou a annoncé dimanche soir sa candidature pour l’élection du prochain Premier ministre d’Israël : en donnant sa démission, Barak espérait pourtant prendre de vitesse l’homme fort de la droite israélienne, qui ne peut théoriquement pas se présenter.
Ehud Barak cherche à relancer les négociations avec les Palestiniens et se dit prêt à transférer une zone supplémentaire de 10% de la Cisjordanie à l’Autorité palestinienne dans le cadre d’un éventuel "accord intérimaire prolongé". Une proposition aussitôt rejetée par Yasser Arafat.
Sentant le vent tourner, le Premier ministre israélien Ehud Barak a lui-même annoncé hier soir qu’il était "prêt" pour participer à un nouveau scrutin législatif. Quelques minutes après, le Parlement israélien s’est prononcé en faveur de sa dissolution et de la tenue d’élections anticipées. Un vote sans surprise.
Depuis le bureau de Vladimir Poutine au Kremlin, Yasser Arafat a eu hier un contact téléphonique avec le Premier ministre israélien Ehud Barak. Les deux parties auraient "promis d’analyser" les propositions russes pour un règlement de la crise au Proche-Orient. Un geste qui ressemble fort à une victoire diplomatique de Moscou.