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Le Bureau d'enquêtes et d'analyses, chargé de l'enquête sur le crash du vol Rio-Paris, a recommandé jeudi de "faire évoluer les critères de certification" des sondes Pitot
Alors que le BEA, chargé de l'enquête, doit remettre cette semaine un nouveau rapport, son directeur, rencontrant les proches des victimes brésiliennes, a fait savoir que les recherches de l'épave reprendraient en février.
Une enquête a été ouverte sur un vol d'Air France qui a effectué une brusque descente pour éviter une zone de fortes turbulences, "exactement dans la même zone" que l'AF447 qui s'est crashé en juin, selon Le Figaro.
Le crash de la Yemenia qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores serait bien dû à une erreur de pilotage, et non pas seulement à l'état de l'appareil.
La Cour des comptes aurait alerté le gouvernement il y a plusieurs semaines sur le temps de travail des contrôleurs aériens.
La thèse de l'erreur de pilotage semblerait privilégiée par les enquêteurs pour expliquer l'accident de l'Airbus A310 de la Yemenia, le 30 juin.
La décision de remplacer, sur les A330/A340, des sondes mises en cause dans la catastrophe du Rio-Paris, arrive "trop tard" selon le président de l'association des familles des victimes.
L'avionneur est prêt à contribuer financièrement à la recherche des boites noires du vol Rio-Paris. "Nous voulons savoir ce qui s'est passé exactement", explique Airbus.
Qui est chargé d'édicter les normes en matière de sécurité aérienne ? Qui est chargé de les faire respecter ? La question est de nouveau posée après le crash de l'A310 de la Yemenia.
Le BEA, chargé des enquêtes techniques en cas de crash, devrait participer aux investigations, même si l'accident s'est produit au large des côtes comoriennes. Il constitue une équipe.
Nombre des Comoriens et des Français d'origine comorienne qui se trouvaient à bord de l'Airbus A310 résidaient en banlieue parisienne, les autres provenant essentiellement de Marseille.
L'Europe a déjà sa "liste noire" des compagnies aériennes à éviter. Mais la situation est différente hors d'Europe. D'où la proposition de Bruxelles d'une liste globale.
La DGAC avait constaté en 2007 "de très nombreux défauts" sur l'appareil de Yemenia qui s'est perdu près des Comores, selon Dominique Bussereau. Selon son homologue yéménite, l'avion était "conforme aux normes internationales".
Alors que la France poursuit ses efforts pour retrouver les boites noires, le Brésil a décidé de stopper les recherches de corps et débris.
Le Bureau d'enquêtes français a déploré mercredi que son expert n'ait pas pu participer aux autopsies au Brésil des 50 corps récupérés du vol AF447.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses a estimé mercredi qu'il se rapprochait "du but" dans l'enquête pour comprendre les causes du crash. Il regrette de ne pas avoir été autorisé à participer aux autopsies par les autorités brésiliennes.
L'enregistrement de conversation de l'avion d'Air Moorea, qui s'était abîmé en Polynésie française en août, "ne permet pas encore d'expliquer l'accident".
D'après la compagnie aérienne, ce n'est pas un problème moteur mais de mauvaises conditions météorologiques qui auraient fait tomber l'appareil qui transportait 152 passagers martiniquais le 16 août 2005. Une analyse jugée toutefois prématurée par le BEA.