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Le TPI a démenti ce mercredi les rumeurs de la presse serbe sur l'arrestation imminente de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie. Mais ces informations interviennent néanmoins à un moment clé.
Le gouvernement serbe et le tribunal pénal international ont démenti mardi soir l'information selon laquelle l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie avait été arrêté. Mladic est inculpé depuis 1996 pour le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica.
La pression exercée par les Etats-Unis et l'ONU sur Belgrade pour l'arrestation des anciens leaders bosno-serbes Karadzic et Mladic pourrait avoir porté ses fruits. Une opération de police serait à l'ordre du jour, à la veille du procès de Milosevic.
Le procureur du TPI a affirmé que Ratko Mladic réside en Serbie, sous la protection officielle de l'armée yougoslave. On ne compte plus les témoignages signalant sa présence. La question des inculpés du TPI empoisonne désormais la vie politique à Belgrade.
Un livre fait scandale ces temps-ci en Yougoslavie. Il s'agit des confidences d'un gardien de la Prison centrale de Belgrade, chargé de la surveillance de la cellule 1121 où était enfermé Slobodan Milosevic.
Alors que l'Union européenne bloque une partie de son aide pour cause "de vielles dettes", les réformistes de Belgrade, dont le premier ministre Djindjic, poussent un cri d'alarme. Ils craignent que les partisans de Milosevic refassent surface.
Le gouvernement yougoslave a entamé lundi le processus de transfert de Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international. Neuf mois après la chute de l'ancien régime, c'est un gage important qu'a ainsi donné la Yougoslavie à la communauté internationale. L'ancien maître de Belgrade passera sans doute l'été aux Pays-Bas.
Après plus de vingt-quatre heures de face-à-face avec la police et de tractations avec le nouveau pouvoir, Slobodan Milosevic s’est finalement rendu dans la nuit de samedi à dimanche. Il se trouve désormais à la prison centrale de Belgrade. Le gouvernement yougoslave, qui veut seulement le juger pour corruption, réaffirme son intention de ne pas l’extrader vers le TPI.
Il aura fallu attendre les dernières heures avant l'expiration de l'ultimatum américain pour que les autorités de Belgrade décident d'arrêter Slobodan Milosevic. Jusqu'alors, Milosevic était libre de ses mouvements, et le gouvernement de Kostunica multipliait les manoeuvres pour gagner du temps.
Le procureur général du Tribunal pénal international Carla Del Ponte entame mardi une visite de trois jours à Belgrade. Un voyage en terrain hostile, aux résultats imprévisibles. Seule certitude : Vojislav Kostunica et l'accusateur numéro 1 de l'ONU ne sont d'accord sur rien, ou presque rien.