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Le symbole était fort : c'est en latin que le pape Benoît XVI a décidé de célébrer sa première messe dans la chapelle Sixtine. Dans son homélie en forme de programme, le souverain pontife s'engage notamment à poursuivre le travail engagé par ses prédécesseurs et notamment Jean Paul II à qui il rend hommage.
Un "conservateur au Vatican", un "Pape en arrière" ou encore "Benoît XVI, l'héritier" : la presse française met mercredi l'accent sur la ligne conservatrice du nouveau pape et l'héritage de Jean Paul II qu'il devra assumer.
Avant Joseph Ratzinger, le dernier pape à avoir choisi le nom de Benoît fut élu au début de la Première guerre mondiale et resta dans l'histoire comme une personnalité prônant la force du droit international face aux conflits armés. Benoît XV est, de tous les souverains pontifes ayant choisi ce nom, celui qui a laissé l'empreinte la plus profonde.
Mardi soir, des sifflements de colère sont venus se mêler aux applaudissements de la foule réunie sous le balcon de la basilique Saint-Pierre et saluant l'apparition du nouveau pape. La personnalité de celui qui succède à Jean Paul II sous le nom de Benoît XVI suscite le malaise de ceux qui redoutent "un durcissement du dogme".
De Lech Walesa à Jacques Chirac, de l'archevêque de Paris au recteur de la mosquée de Paris, l'élection de Joseph Ratzinger comme successeur de Karol Wojtyla a suscité des réactions nombreuses.