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La veuve du juge tué en 1995 à Djibouti affirme avoir "des preuves écrites" aux "manipulations" orchestrées par l'Elysée pour dédouaner "les personnes mises en cause".
Invoquant la nécessité de protéger le secret défense, le gouvernement envisage de restreindre fortement l'accès des juges d'instruction à certains lieux sensibles.
Ces proches du président Ismaël Omar Guelleh sont renvoyés pour "subornation de témoins" dans le dossier de l'assassinat du juge en 1995 à Djibouti.
C'est un ex-membre du renseignement militaire français qui l'a affirmé lors d'une confrontation devant la juge en charge du dossier.Selon ses dires, plus de 80 personnes peuvent confirmer ses affirmations.
L'armée française à Djibouti aurait été informée de la mort du juge avant la gendarmerie, contrairement à ce qui est écrit dans tous les procès-verbaux.
La juge Sophie Clément a lancé une procédure contre deux repris de justice en fuite, possibles exécutants de l'assassinat du juge.
Le parquet de Paris estime "prématuré" de délivrer des mandats d'arrêt. L'avocat de la famille Borrel dénonce "une obstruction systématique dans la recherche de la vérité".
Onze ans après l'assassinat du juge à Djibouti, la justice française a délivré deux mandats d'arrêt contre deux hautes personnalités djiboutiennes.