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L'université Paris-Dauphine a fait connaître les sanctions qu'elle a prises à l'encontre des étudiants qui avaient fait subir des sévices à un jeune homme lors d'un bizutage.
Quatre membres d'une association étudiante ont été mis en examen jeudi pour violences volontaires en réunion avec arme dans le cadre de l'enquête sur un bizutage dont a été victime fin octobre un étudiant de l'université de Paris-Dauphine.
L'étudiant victime d'un bizutage violent a repris les cours à l'université Paris-Dauphine où un conseil de discipline est prévu dans une vingtaine de jours sur cette affaire qui a relancé les appels à la vigilance pour contrer de telles pratiques.
Un étudiant de première année à l'université Paris-Dauphine a porté plainte après un bizutage au cours duquel des "lettres de sang" lui auraient été inscrites dans le dos. Le président de l'université a jugé ce geste "abject" et va se constituer partie civile.
Selon une enquête du CNCB, 92% des parents jugent que le bizutage entraine des traumatismes psychologiques. Puni par la loi depuis 1998, le bizutage a été remplacé par d'autres traditions comme les week-ends d'intégration ou soirées de cohésion. Mais aujourd'hui encore, il est difficile de briser le silence.
Officiellement interdit depuis 13 ans, le bizutage fait encore partie des moeurs dans certaines écoles. Une enquête du Comité national contre le bizutage révèle les inquiétudes des parents d'élèves et étudiants.
Valérie Pécresse a annoncé jeudi une prochaine mesure législative pour notamment soumettre les organisateurs de week-end étudiant à une déclaration préalable en préfecture.
La ministre de l'Enseignement supérieur a fait cette mise en garde après le dépôt de plainte d'une étudiante pour un viol qui se serait déroulé lors d'un "week-end d'intégration".
Deux pompiers du Var ont été condamnés mardi à douze et six mois de prison ferme pour avoir brûlé un collègue lors d'un bizutage en juillet. Trois autres prévenus écopent de peines avec sursis.
Cinq sapeurs-pompiers du Var comparaissent après le bizutage, en juillet, d'un pompier volontaire de La Flèche venu en renfort dans la région pour l'été. Le bizutage s'était traduit, pour la victime, par des brûlures sur tout le corps.
Quatre lycéens internes de 17 ans ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour l'agression sexuelle de quatre de leurs cadets dans un lycée de Poitiers.
La ministre de l'Enseignement veut ouvrir une enquête après une affaire de bizutage à la fac de médecine d'Amiens révélée par RTL.