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Juste avant la rencontre à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy et le chef des rebelles, Moustapha Abdeljalil, la France a annoncé mercredi l'envoi de quelques "officiers de liaison" auprès du Conseil national de transition (CNT) libyen. Ce dernier réclamait une intervention terrestre.
Alors que les rebelles parlent de 10.000 morts depuis le début du conflit, la situation se dégrade dans l'Ouest du pays, au point que les Libyens fuient désormais en masse vers la Tunisie. Paris va intensifier ses frappes aériennes pour protéger les civils.
Alors que les rebelles parlent de 10.000 morts depuis le début du conflit, la situation se dégrade dans l'Ouest du pays, au point que les Libyens fuient désormais en masse vers la Tunisie. La Tunisie où seraient tombés 2 obus des pro-Kadhafi, selon des témoins.
Les forces pro-Kadhafi se sont rapprochées dimanche d'Ajdabiya, repoussant de nouveau vers l'est les rebelles qui ont cependant gardé le contrôle de la ville et tenaient bon aussi à Misrata, que les forces loyalistes pilonnent depuis des semaines.
Les Etats-Unis font le forcing pour trouver un pays qui accepterait d'accueillir le leader libyen. Côté français, on s'inquiète : le conflit en Libye, "c'est long et compliqué", reconnaît Gérard Longuet. Et il existe un vrai "risque" que ce conflit "puisse durer".
Les rebelles libyens ont progressé samedi vers l'ouest depuis Ajdabiya à la faveur des raids aériens de l'Otan, tandis que le pilonnage se poursuivait à Misrata, où l'armée régulière pro-kadhafi utilise des bombes à sous-munitions.
Plus de cent pays signent un traité d'interdiction totale des bombes à sous-munitions, des engins particulièrement meurtriers pour les populations civiles.
Après 10 jours d'âpres négociations à Dublin, 109 pays sont tombés d'accord mercredi sur un projet de traité interdisant les BASM dans le monde.