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Un juge militaire américain a estimé que Bradley Manning, accusé d'être à l'origine de certaines "fuites" dont avait bénéficié le site WikiLeaks, pouvait être jugé pour "collusion avec l'ennemi", crime théoriquement passible de la peine de mort.
Le site internet a annoncé lundi "la suspension temporaire" de la diffusion de documents secrets, par manque de moyens, en accusant le "blocus" financier mis en place par Visa et Mastercard.
WikiLeaks assure faire l'objet d'une cyberattaque, après avoir été critiqué pour avoir diffusé de nouveaux câbles diplomatiques américains. Des "fuites" qui, selon les autorités américaines, mettent des personnes en danger, en mentionnant des noms de sources théoriquement protégées.
Le soldat Bradley Manning s'est plaint, par le biais de son avocat, de ses conditions de détention. Il serait retenu "dans un trou" et soumis à l'isolement à la prison de Quantico en Virginie.
Qui se cache derrière l'attaque informatique qui a retardé la diffusion de 250.000 documents secrets par Wikileaks ? Comment ont "fuité" ces documents ? Derrière la "méga-fuite", qui a conduit Washington à renforcer ses procédures de sécurité, se déroule une guerre discrète mais impitoyable.
Le ministère de la Défense américain soupçonne, selon CNN, l'officier Bradley Manning, déjà inculpé par l'armée américaine pour des faits similaires, d'être la source de Wikileaks, qui a dévoilé le week-end dernier des milliers de documents militaires confidentiels.