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Hausse de la demande énergétique mondiale, baisse de l'euro, hiver rude en Europe... et spéculation : autant de facteurs qui expliquent l'explosion des prix à la pompe. Ils se rapprochent dangereusement de leurs records de 2008.
"Taxe carbone", taxe sur les activités polluantes : les nouvelles taxes vont faire bondir le prix de l'essence, avertissent les pétroliers. Qui avancent leurs chiffres.
Le cours du Brent a chuté jusqu'à 59,02 dollars à Londres vers 9h45 lundi matin, redescendant ainsi à ses plus bas niveaux en séance depuis février 2007.
L'Opep a décidé mercredi de baisser sa production à de "520.000 barils par jour " pour enrayer la chute du prix du pétrole brut, tombé brièvement sous 100 dollars le baril.
Au lendemain de la réunion de Djeddah sur le pétrole et avant celle de Bruxelles mardi, voici un tour d'horizon des problématiques autour de la hausse de l'or noir.
La réunion de Djeddah, où l'Arabie saoudite s'est déclarée prête à accroître sa production de brut, n'a pas suffi à contrer les facteurs de hausse.
Missions annulées, consignes aux commandants de navires de se ravitailler dans les ports les moins chers : la marine pâtit aussi de la flambée du brut.
Les prix du gazole, de l'essence et du fioul domestique en France ont atteint la semaine dernière de nouveaux records.
Les prix du pétrole ont enfoncé la barre des 78 dollars le baril vendredi. Le marché envisage déjà de nouveaux records au-dessus de 80 dollars alors que la dégradation de la géopolitique mondiale s'ajoute à un équilibre précaire entre offre et demande.
Dans Le Figaro, le PDG du groupe pétrolier français se plaint de "la pression médiatique du gouvernement" pour une baisse des prix à la pompe. Selon Thierry Desmarest, "Total ne méritait pas d'être traité comme cela".
Après quatre semaines de hausse ininterrompue, les différents marchés du pétrole brut marquent une pause. Les opérateurs restent néanmoins prudents, et suivent de près l'évolution de la situation en Arabie Saoudite.
"Les Etats-Unis seront de plus en plus dépendants des importations de pétrole dans les années à venir!" C'est la conclusion d'un rapport émanant du Département d'Etat.
Depuis le regain de tension entre les Etats-Unis et l'Irak, les cours du brut donnent le tournis aux opérateurs. Les analystes du secteur restent suspendus aux déclarations des parlementaires irakiens, et des diplomates de l'ONU.
Le contrôle du pétrole irakien est aussi un enjeu majeur d'un conflit entre les Etats-Unis et l'Irak. Les géants américains du secteur auraient en effet tout à gagner d’un changement de régime à Bagdad.
L'organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), qui fournit 40% du brut mondial, avait lancé la semaine dernière, une guerre des prix du brut.