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Benoît XVI convoquera en mars un consistoire pour créer quinze cardinaux. Parmi eux figurent deux français : Monseigneur Ricard, actuel archevêque de Bordeaux et le père Albert Vanoye, ancien recteur de l'Institut biblique pontifical.
A cinq jours de l'ouverture du conclave, les journaux italiens croient savoir que le cardinal allemand Joseph Ratzinger, doyen du Sacré collège, pourrait déjà compter sur les voix de 40 à 50 cardinaux.
Suite de notre série consacrée aux coulisses de l'élection du successeur de Jean Paul II. Deuxième point clé : les cardinaux se choisiront-ils un pape italien, européen ou issu d'un autre continent ?
Les 130 cardinaux réunis samedi en congrégation pour préparer le conclave ont décidé "à l'unanimité d'éviter les interviews et les rencontres avec les médias", a annoncé le porte-parole du Vatican.
Les cardinaux n'ont toujours pas fixé la date du conclave qui élira le prochain pape. En revanche, il a été annoncé mardi que la messe de funérailles durerait trois heures et que le défunt pape serait inhumé dans les grottes vaticanes sous la basilique Saint-Pierre.
Si les étapes de l'élection du successeur de Jean Paul II sont bien huilées, reste à savoir qui accédera à la fonction suprême de l'Eglise catholique. Plusieurs cardinaux se dégageant, le choix se fera donc sur la volonté d'avoir un pape vieux ou jeune, réformateur ou conservateur.
Les cardinaux français sont au nombre de sept mais seuls cinq d'entre eux ont moins de 80 ans et participent à l'élection d'un nouveau pape.
Lorsqu'un pape meurt débute un inter-règne d'au moins trois semaines, assuré par le "camerlingue" et une poignée de cardinaux. Les services funèbres durent neuf jours. C'est le conclave qui élit, ensuite, le nouveau pape.
Ce sont les cardinaux qui sont chargés d'élire le nouveau souverain pontife. Pour cela, ils se réunissent en conclave. Le protocole est quasi inchangé depuis des siècles.