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Jusqu'où peut aller la liberté d'expression ? Mardi soir, un débat entre des jeunes du 20e arrondissement de Paris et des dessinateurs de Charlie Hebdo au sujet d'une exposition de caricatures sur les religions a donné lieu à de vifs échanges.
Le numéro deux d'al-Qaïda, Ayman Zawahiri, a appelé le mouvement radical palestinien Hamas à "poursuivre la lutte armée" dans une vidéo diffusée par Al-Jazira. Il a également appelé les musulmans à boycotter les pays occidentaux qui ont publié les caricatures du prophète Mahomet
Au Nigeria, des manifestations contre les caricatures de Mahomet ont dégénéré samedi en affrontements interconfessionnels. 16 personnes ont été tuées, 11 églises incendiées. Au Pakistan, quatre manifestants ont été blessés. Londres a connu son plus important cortège de protestation depuis le début de la crise.
L'attaque du consulat d'Italie à Benghazi par un millier de manifestants a fait au moins dix morts et un grand nombre de blessés parmi les assaillants, qui protestaient contre la publication en Europe de caricatures jugées offensantes du prophète Mahomet. La police s'est opposée aux assaillants en faisant usage de grenades lacrymogènes et a tiré à balles réelles pour les disperser.
Au lendemain d'une manifestation meurtrière contre les caricatures de Mahomet, mais aussi contre les propos d'un ministre italien, le ministre libyen de la Sécurité a été suspendu. Dimanche sera jour de deuil. Berlusconi a toutefois obtenu de Kadhafi l'assurance que les violences n'auront pas d'impact sur les relations entre les deux pays.
Silvio Berlusconi a demandé vendredi soir la démission de son ministre des Réformes, Roberto Calderoli, après ses propos provocateurs sur les caricatures de Mahomet. Il assurait s'être fait confectionner des T-shirt portant les dessins qui ont provoqué la colère dans le monde musulman.
Les musulmans européens ont défilé dans de nombreuses villes du continent pour protester contre la publication des caricatures de Mahomet. La journée a été plus calme dans le monde musulman. Le Danemark a rappelé ses ambassadeurs en Iran et en Indonésie.
7.200 personnes, selon la Préfecture, ont manifesté samedi à Paris pour protester contre la publication des caricatures de Mahomet. Deux mille personnes ont manifesté à Strasbourg.
Le Conseil français du Culte musulman a décidé vendredi d'engager une action en justice contre les journaux français ayant reproduit les caricatures du prophète Mahomet qui ont provoqué la colère dans le monde musulman. Cette action judiciaire devrait concerner au premier chef Charlie Hebdo et France Soir.
Selon un sondage CSA paru dans La Croix, 54% des sondés estiment que les médias ont eu tort de publier les caricatures de Mahomet. 78% craignent désormais une montée des violences.
Après s'être excusé une première fois le 30 janvier, Jyllands Posten, le quotidien qui avait publié les caricatures de Mahomet, explique dans une lettre transmise à la presse algérienne qu'il n'avait "pas réalisé l'extrême sensibilité des musulmans face à cette question".
Alors que l'hebdomadaire Charlie Hebdo a publié les caricatures du prophète Mahomet à l'origine de nombreuses manifestations dans divers pays musulmans, Jacques Chirac a fustigé mercredi, en Conseil des ministres, "les provocations manifestes". Selon le chef de l'Etat, "la liberté d'expression doit s'exercer dans un esprit de responsabilité".
L'hebdomadaire satirique a décidé de publier mercredi les douze caricatures controversées du prophète Mahomet et en publie de nouvelles, faites par ses dessinateurs. Le siège du journal a été placé sous surveillance, par précaution.
Plusieurs associations musulmanes d'Ile-de-France appellent à manifester samedi à 14h à Paris, contre la publication des caricatures de Mahomet. En revanche, des organisations musulmanes qui demandaient la saisie du numéro de Charlie Hebdo publiant les dessins controversés ont été déboutées pour un vice de forme.
La protestation contre la publication des caricatures de Mahomet continue dans de nombreux pays musulmans. En Afghanistan, l'attaque d'un camp norvégien a dégénéré et au moins quatre manifestants ont été tués. Paris appelle à la vigilance les Français se rendant au Proche Orient.
Une dizaine de manifestants protestant contre la publication des caricatures de Mahomet ont pu brièvement pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade du Danemark à Téhéran. Ils ont été rapidement repoussés par la police. Dans l'après-midi, l'Iran a rompu ses relations commerciales avec le Danemark.
La colère, souvent instrumentalisée, des musulmans après la publication de caricatures du Prophète Mahomet a continué lundi de pousser dans la rue des milliers de manifestants de Téhéran au Caire, en passant par Beyrouth. On déplore plusieurs tués au Liban, en Afghanistan et en Somalie.
Après la publication de caricatures de Mahomet, l'Eglise catholique estime que le droit à la liberté d'expression ne comprend pas "le droit de blesser les sentiments religieux". Les appels à la modération ne sont guère entendus : les manifestations se succèdent, à Gaza notamment, et des journaux ont à nouveau reproduit les dessins samedi.
Le gouvernement américain considère qu'avec ces caricatures de Mahomet, la liberté de la presse a été détournée pour "inciter à la haine religieuse". Les appels à la modération ne sont guère entendus : les manifestations se succèdent, à Gaza notamment, et des journaux ont à nouveau reproduit les dessins samedi.
Le chef de l'Etat s'est entretenu vendredi après-midi avec le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur. L'Union des organisations islamiques de France a annoncé vendredi matin qu'elle allait porter plainte vendredi contre des journaux français qui ont publié des caricatures du prophète Mahomet.