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Les pays européens ne sont pas les seuls à avoir des soucis avec leurs comptes publics. Aux Etats-Unis, le problème continue à générer les crispations entre républicains et démocrates. Et menace de paralyser l'Etat fédéral. L'enjeu : le financement de l'aide aux victimes de catastrophes naturelles.
Obama a annoncé tard dimanche que les dirigeants démocrates et républicains s'étaient mis d'accord in extremis sur le relèvement du plafond de la dette américaine, écartant le risque de voir la première puissance économique mondiale en situation de défaut de paiement.
A 2 jours de la date couperet, un nouveau projet d'accord était dimanche en discussions pour relever le plafond de la dette et ainsi éviter à la 1re économie mondiale un défaut de paiement. Mais l'accord n'a pas encore été trouvé, selon la Maison Blanche.
Le président de la Chambre des représentants américaine, John Boehner, et le chef de la minorité républicaine du Sénat Mitch McConnell, se sont déclarés "confiants" samedi dans le fait qu'un accord serait conclu avec la Maison Blanche pour éviter un défaut de paiement avant mardi.
A trois jours de la date butoir fixée par le Trésor américain, qui craint un défaut de paiement faute d'un accord sur le relèvement du plafond de la dette américaine, il semble quasiment impossible que le Congrès se mette d'accord sur un texte susceptible d'être transmis à Obama lundi soir.
Même si Obama a appelé les citoyens à faire pression sur le Congrès, provoquant l'engorgement de son standard, les positions des républicains et démocrates sur la dette restent inconciliables. Le bras de fer durera-t-il au-delà du 2 août ? Et si oui, avec quelles conséquences ?
Le président américain, mis sous pression par les républicains, majoritaires à la Chambre des Représentants, pour réduire les dépenses de l'Etat, s'en est pris aux "milliards de dollars de cadeaux" fiscaux accordés aux groupes pétroliers, qu'il a demandé aux élus d'abroger.
Un mois et demi après sa déroute aux législatives, le président américain a engrangé deux victoires majeures mercredi avec la ratification du traité de désarmement START et l'abrogation de la loi imposant aux militaires gays de taire leur orientation sexuelle.
Le Tanzanien Ahmed Khalfan Ghailani, premier détenu de la prison à être jugé par un tribunal civil américain, n'a été reconnu coupable que d'un seul des 286 chefs d'accusations qui pesaient contre lui pour les attentats en 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.
"Il apparait que je dois mieux faire", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse au lendemain de la défaite de son camp démocrate aux élections législatives.
Décryptage - André Kaspi, historien, spécialiste des Etats-Unis, explique sur TF1 News que la défaite de Barack Obama, aussi lourde soit-elle, n'est pas une surprise au regard de l'histoire politique américaine.
Comme prévu par les sondages, les républicains ont largement pris le contrôle de la Chambre des représentants lors des législatives de mi-mandat. En revanche, les démocrates gardent de peu la majorité au Sénat.
A mi-mandat, le président américain affronte ce mardi les traditionnelles élections législatives. Les démocrates sont aujourd'hui majoritaires dans les deux chambres du Congrès, le Sénat et la Chambre des représentants. Les conserveront-ils ? Rien n'est moins sûr. Réponse mercredi matin.
Interview - François Durpaire, spécialiste des Etats-Unis, décrypte pour TF1 News l'enjeu des élections législatives du mardi 2 novembre aux Etats-Unis. Le président y joue la majorité qu'il possède au Congrès face à la poussée républicaine.
Une semaine avant des législatives cruciales pour la suite de son mandat, le président américain a envoyé son bulletin à Chicago, où il est encore inscrit. Les derniers sondages prédisent toujours une forte poussée républicaine.
Pour relancer la dynamique autour des candidats du parti démocrate aux législatives du 2 novembre, le président américain a tenu dimanche soir un meeting commun avec son épouse Michelle.
Décryptage - Tout en rappelant que les "remaniements" dans l'équipe de la Maison-Blanche sont courants, Steven Ekovich, professeur de sciences politiques, souligne sur TF1 News que le président américain veut ainsi montrer qu'il entend changer le cap de sa politique, notamment économique.
Rahm Emanuel, le secrétaire général de la Maison-Blanche, surnommé "Rahmbo" en raison de son style direct, quitte ses fonctions pour se lancer dans la course à la mairie de Chicago. Il est remplacé par Pete Rouse, surnommé "Yoda" en raison de son côté méthodique.
A un mois des législatives de mi-mandat, le président américain s'investit de plus en plus pour soutenir les candidats démocrates. Mais le parti de l'âne a aussi trouvé sa botte secrète : la First Lady elle-même.
La Chambre des représentants a rejeté jeudi soir un projet de loi destiné à fournir une couverture maladie aux sauveteurs et volontaires atteints par des maladies liées au attentats.