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Malgré les craintes de putsch, l'armée a reconnu la victoire, écrasante, des alliés de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, chassé par un coup d'Etat et en exil à Dubaï. C'est sa soeur, Yingluck Shinawatra, qui dirigera le prochain gouvernement ; elle constitue à cette fin une coalition.
Le parti Puea Thai - Pour les Thaïs - , emmené par Yingluck Shinawatra, soeur du chef de gouvernement déchu en exil Thaksin, aurait remporté 263 sièges, soit la majorité absolue, contre seulement 161 pour les Démocrates.
Les législatives qui se sont déroulées ce dimanche en Thaïlande font figure de véritable référendum pour ou contre Thaksin, chassé du pouvoir par un coup d'Etat militaire. Son parti est donné grand gagnant. Mais l'armée est soupçonnée de vouloir tout faire pour empêcher son retour.
Le couvre-feu imposé sur la capitale thaïlandaise après l'assaut contre les "chemises rouges" est prolongé jusqu'à mardi. Le Premier ministre parle pourtant de "retour à la normale", après un grand nettoyage pour effacer les traces des violences.
Pour Marie Normand, correspondante en Thaïlande, la journée de mercredi restera dans l'histoire du pays. Alors que les autorités imposent un couvre-feu à Bangkok et dans 23 provinces, le pays ne sortira pas indemne de ces affrontements pense t-elle.
L'armée thaïlandaise était décidée mercredi à mettre fin à l'insurrection des Chemises rouges dans le quartiers des Grands magasins à Bangkok. L'assaut final a fait plusieurs victimes, de nombreux manifestants semblent avoir jeté l'éponge.
Les leaders des forces antigouvernementales ont appelé mercredi à la fin de leur mouvement après un assaut des forces de l'ordre sur leur camp retranché. A Bangkok et dans le nord, les heurts ont lieu.
Un chef de file des "chemises rouges" annonce mardi être d'accord pour l'ouverture de négociations sous l'égide du Sénat, qui a offert sa médiation.
Environ 5.000 manifestants restaient présents lundi dans le camp retranché, la "zone rouge", au coeur de Bangkok, après l'heure limite d'évacuation fixée par les autorités.
Un calme précaire règne dans le quartier aux mains des manifestants et dont l'armée fait le blocus. Depuis jeudi, 33 personnes ont été tuées et plus de 230 blessées.
Huit personnes ont été tuées et près de 50 blessées au cours d'affrontements samedi entre manifestants antigouvernementaux et militaires. Un total de 24 personnes ont été tuées et 187 blessées depuis jeudi soir.
Les combats se poursuivent dans le quartier commerçant de Bangkok, où se sont retranchés les manifestants antigouvernementaux assiégés par l'armée. Depuis jeudi soir, le bilan est de 22 morts et 172 blessés au moins.
Deux policiers ont été tués à Bangkok alors qu'un apaisement se profilait entre les opposants anti-gouvernementaux, les "chemises rouges", et l'armée. Les manifestants affirment ne pas être responsables de ces violences.
Même si les touristes ne sont pas menacés par les face-à-face quotidiens et souvent violents entre "chemises rouges" et forces de l'ordre, certains pays déconseillent les voyages dans toute la Thaïlande. La France se limite pour l'instant à Bangkok, la capitale.
Le bilan de la série d'attaques à la grenade qui a frappé le quartier financier de Bangkok a été revu à la baisse vendredi, les secours faisant état d'un mort au lieu de trois.
Depuis les affrontements meurtriers entre manifestants antigouvernementaux et armée thaïlandaise à Bangkok, un calme précaire régnait. Désormais, l'armée menace, et ordonne aux manifestants de partir.
Un calme tendu règne depuis dimanche matin dans la capitale, après la trêve annoncée par l'armée, qui a reconnu son incapacité à reprendre le contrôle des rues aux manifestants antigouvernementaux.
La manifestation des "chemises rouges" a dégénéré samedi en Thaïlande quand l'armée est intervenue. Les militaires se sont repliés alors que les heurts se déplaçaient vers la très touristique Khao San Road.
Les partisan pro-Thaksin promettent de marcher lundi vers le camp militaire où le gouvernement s'est retranché pour en réclamer la chute et exiger la convocation d'élections parlementaires dans les 24 heures.
Après la fin des manifestations, trois meneurs du mouvement antigouvernemental ont été inculpés.