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Deux ans après le séisme qui avait fait 200.000 morts et des centaines de milliers de sans-abri, et qui avait été suivi d'une épidémie de choléra, Haïti se relève - lentement. Les besoins restent énormes, et les ONG, présentes en masse, toujours aussi incontournables.
La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a annoncé jeudi avoir rouvert un centre de traitement du choléra près de Port-au-Prince en raison d'une recrudescence de la maladie, qui a fait plus de 5300 morts en Haïti depuis 2010.
Des chercheurs ont établi une corrélation entre le climat (températures et précipitations) et la virulence des épidémies de choléra dans les régions où sévit la maladie. Ils estiment ainsi pouvoir prévoir à l'avance la dangerosité d'une épidémie à venir, en fonction de l'évolution de la météo.
Alors que les soupçons à l'égard de Casques bleus népalais se renforcent, le secrétaire général de l'ONU a annoncé le début d'une enquête des Nations unies sur les causes de l'épidémie de choléra qui frappe Haïti depuis octobre, et a déjà fait plus de 2000 morts.
Depuis le début de l'épidémie, qui a fait plus de 2000 morts, les Casques bleus népalais sont pointés du doigt par les habitants qui les accusent d'être à l'origine du foyer infectieux. Une rumeur corroborée par un rapport français. L'armée népalaise s'insurge, l'ONU aussi.
Trois questions à ...- Marc Ferrier, responsable du recrutement de MSF France, explique à TF1 News pourquoi l'ONG lance un appel à candidatures pour rejoindre ses équipes qui luttent contre l'épidémie.
Les candidats à la présidentielle haïtienne tenaient vendredi soir leurs ultimes meetings avant le scrutin de dimanche dans un pays meurtri. C'est là qu'une fusillade a éclaté. La population, elle, se mobilise mais n'attend pas de miracles.
La République dominicaine est voisine de Haïti où plus de 1.000 personnes ont déjà succombé à l'épidémie.
Des émeutes ont éclaté lundi dans deux villes haïtiennes mettant en cause la responsabilité des casques bleus des Nations unies dans l'épidémie qui ravage actuellement le pays. L'ONU dénonce des violences à caractère politique.
Le nouveau bilan des victimes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre a atteint 917 décès, soit 121 morts de plus que vendredi, selon des chiffres publiés dimanche par le ministère de la Santé d'Haïti.
L'épidémie de choléra qui a tué 643 personnes et en a contaminé 10.000 autres à Haïti a atteint désormais la capitale, Port-au-Prince, faisant un mort et 73 blessés.
Si la menace de l'ouragan Tomas s'est éloignée d'Haïti samedi, le passage de la dépression qui a inondé plusieurs villes fait craindre une reprise de l'épidémie de choléra, qui a déjà fait 500 morts.
Ce centre de Médecins sans Frontières a été attaqué mercredi, alors que des rumeurs circulent dans le pays sur l'origine de l'épidémie, faisant un lien avec l'aide étrangère et incriminant particulièrement des soldats népalais de l'ONU. La Minusta a démenti.
Si le gouvernement parle d'épidémie qui "semble contenue", la maladie a été signalée dans la capitale. Sa propagation est facilitée par les conditions de vie précaires de la population dix mois après le séisme dévastateur de janvier.
C'est le nouveau bilan dressé samedi par le directeur général du ministère de la Santé publique. Près de 3.000 personnes sont hospitalisées dans des hôpitaux et des centres de santé qui sont souvent dépassés par la situation faute de moyens suffisants.
Il s'agit de la plus grave alerte sanitaire dans le pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier. Les services hospitaliers sont débordés.
Le bilan des inondations catastrophiques qui frappent le pays continue à s'alourdir, alors que les prévisions météorologiques sont mauvaises. Les promesses d'aide internationale affluent.
Alors que le bilan des intempéries liées à la mousson fait état d'au moins 1.200 morts, le choléra a fait son apparition. Les autorités sont critiquées pour la gestion de la crise.
Les conditions de vie déplorables des réfugiés en provenance du Zimbabwe font craindre l'augmentation du nombre de malades en Afrique du Sud, selon Human Rights Watch. L'ONG a indiqué jeudi que 500 personnes franchiraient quotidiennement la frontière.
80 spécialistes de la santé, de l'eau, et une cinquantaine de bénévoles de la Croix-Rouge ont été mis à contribution samedi pour venir en aide au "Boubakistan". Un pays virtuel frappé par le choléra et installé dans le parc de Miribel-Jonage. Objectif de l'exercice : permettre à tous d'acquérir les réflexes nécessaires à la médecine de catastrophe.