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La Cour suprême indienne a demandé lundi une nouvelle expertise avant d'autoriser ou non la fin du désamiantage et du démantèlement du porte-avions en Inde. En attendant la réponse, prévue vendredi, le bâtiment ne peut pénétrer dans ses eaux territoriales.
La Cour suprême indienne doit examiner lundi le dossier du porte-avions français. Elle doit décider si elle autorise ou pas la fin du désamiantage et le démantèlement en Inde. En France, la Défense est confrontée à un nouveau souci.
Si New Delhi le souhaite, la France est disposée à reprendre l'amiante qui doit encore être retiré du porte-avions français désarmé Clemenceau en route pour être démantelé en Inde.
L'ex porte-avions français est entré dans la nuit de dimanche à lundi dans le canal de Suez. Mais de nouvelles complications pourraient survenir lors de son approche des eaux indiennes.
La Cour suprême indienne vient d'interdire l'entrée du porte-avions français dans les eaux d'Inde jusqu'au 13 février, date à laquelle elle prendra une décision autorisant ou pas son démantèlement dans ce pays.
L'Egypte a donné dimanche son feu vert au transit du porte-avions français Clemenceau par le Canal de Suez. Les Egyptiens considèrent qu'il s'agit d'un bâtiment de guerre ne relevant pas de la convention de Bâle sur les déchets dangereux.
Les autorités égyptiennes réclament un document assurant que le Clemenceau est en conformité avec la Convention de Bâle sur le transport de déchets dangereux avant d'autoriser le transit de l'ex-porte-avions. La France assure avoir fourni tous les documents indiquant que le navire ne relève pas de cette convention.
L'Autorité du canal de Suez a démenti jeudi soir l'information, pourtant donnée par l'Agence égyptienne pour l'environnement, selon laquelle le porte-avions français était interdit de passage. Toutefois, l'Autorité attend "les certificats prouvant que la charge répond aux normes de respect de l'environnement nécessaires pour traverser le canal". A Paris, on assure n'avoir reçu aucune notification d'interdiction.
Dans l'attente d'un document officiel, Le Caire a refusé jeudi l'accès du porte-avions français au canal de Suez en direction de l'Inde pour son désamiantage. L'Egypte aurait pris cette décision avant l'opération "coup de poing" jeudi matin de Greenpeace.
Deux militants de l'organisation écologiste sont parvenus la nuit dernière à monter à bord du porte-avions français, en route vers l'Inde, sans pour autant provoquer son arrêt. L'organisation tente d'empêcher depuis plusieurs semaines l'acheminement du bâtiment vers sa destination où il doit être désamianté.
Une commission de la Cour suprême indienne estime qu'autoriser la fin du désamiantage et le démantèlement en Inde du porte-avions français "violerait" la Convention de Bâle. Une décision sera prise sous deux semaines.
La société de décontamination industrielle Technopure qui a effectué la première tranche du désamiantage en France du porte-avions Clemenceau estime que 500 à 1000 tonnes de matériaux renfermant de l'amiante sont toujours à bord. Un autre sous-traitant lui avait été préféré pour une seconde phase de travaux.
L'ancien porte-avions a quitté Toulon à 10 heures samedi matin. La marine nationale a établi une zone de sécurité de 200 mètres autour du navire. La coque doit être remorquée jusqu'en Inde pour y être démantelée.
Le porte-avions a quitté Toulon pour l'Inde samedi matin. Hier, la justice a rejeté les requêtes de quatre associations qui demandaient la suspension de son départ tant que son désamiantage ne serait pas fini. Ces dernières vont faire appel. Annie Thébaud-Many, porte-parole internationale du réseau Ban Asbestos (Eliminer l'amiante), répond à tf1.fr.
Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté vendredi les requêtes de quatre associations qui demandaient la suspension du départ du Clemenceau pour l'Inde. Le navire va pouvoir appareiller. Les associations envisagent cependant un recours devant le Conseil d'Etat.
Le porte-avions Clemenceau partira-t-il en Inde pour y être démantelé ? Sera-t-il bloqué par décision de justice ? Le juge des référés du tribunal administratif de Paris, qui a entendu jeudi les arguments des écologistes opposés à ce départ et ceux de l'Etat, rend sa décision cet après-midi.
Après Greenpeace et Ban Asbestos lundi, l'Andeva et le Comité anti-amiante Jussieu ont déposé mardi une nouvelle requête contre le départ en Inde du porte-avions pour son désamiantage.
Le ministère de la Défense prévoit de faire remorquer l'ancien porte-avions dès les prochains jours vers le chantier naval d'Alang, en Inde, pour achever son désamiantage et le démanteler. Greenpeace annonce un nouveau recours pour empêcher son départ.
Faute d'avoir pu trouver une terre d'accueil à l'étranger, l'ancien porte-avions rentre à son port d'origine. Le lieu de son futur désamiantage n'est toujours pas connu.