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Le président syrien a présenté, mercredi, son projet de nouvelle Constitution pour le pays. Au menu: la fin de la primauté du Baas et l'élection du chef de l'Etat pour deux mandats consécutifs. Le texte devrait être soumis au référendum le 26 février et est déjà salué par Moscou. Le tout, à la veille d'une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'Onu.
Réunis dimanche au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont examiné un projet de résolution concernant la Syrie. Le texte prévoit notamment la fin de la mission des observateurs arabes et préconise l'envoi de soldats de l'Onu sur le terrain. Des décisions que refus "catégoriquement" la Syrie qui parle de l'"hystérie" de certains pays arabes.
Médecins sans frontières, qui intervient dans les pays frontaliers de la Syrie auprès d'exilés, lance un cri d'alarme. "Les blessés sont arrêtés dans les hôpitaux, le personnel médical est mis sous pression, les soins sont entravés", affirme l'association.
Alors que le pouvoir syrien a bombardé sans relâche la ville rebelle de Homs faisant 50 morts, la Ligue arabe en appelle à l'ONU pour dépêcher une mission conjointe. Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Dmitri Medvedev son "plein soutien" au plan de la Ligue arabe.
Nicolas Sarkozy a demandé mercredi par téléphone au président russe Dmitri Medvedev son "plein soutien" au plan de la Ligue arabe afin de convaincre le numéro un syrien Bachar al-Assad de quitter le pouvoir, a rapporté l'Elysée.
Alors que Washington a fermé son ambassade lundi, Paris, Londres et d'autres pays européens rappelaient mardi leurs ambassadeurs pour les consulter. Le ministre russe des Affaires étrangères a rencontré Bachar al-Assad mardi. Il lui aurait affirmé la tenue d'un référundum sur une nouvelle Constitution.
"Des cultures politiques qui méritent des coups de pied au cul" selon Gérard Longuet, une "réaction indécente et hystérique de l'Occident" pour la Russie : les échanges verbaux deviennent de plus en plus acerbes après le rejet de la résolution contre Bachar al-Assad en raison des vetos russe et chinois.
Au lendemain du veto russe et chinois, synonyme de résolution bloquée, Hillary Clinton a annoncé dimanche que les Etats-Unis allaient travailler à renforcer les sanctions contre la Syrie. Des propos validées quelques heures plus tard par son homologue français Alain Juppé.
Pékin et Moscou ont opposé, samedi, leur veto au Conseil de sécurité de l'Onu à un projet de résolution visant à condamner la répression sanglante en Syrie. De son côté, Damas accuse l'opposition d'avoir pilonné Homs la veille afin d'influencer l'Onu.
L'opposition syrienne dénonce une offensive contre Homs, un des épicentres de la contestation : des bombardements auraient fait dans cette ville entre 200 et 260 morts. Le régime syrien nie, évoquant une action d'hommes armés contre des civils destinée à faire pression sur l'ONU.
Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a noté "pour la première fois", l'attitude "moins négative de la Russie" au cours de la réunion à New York du Conseil de sécurité sur les violences en Syrie.
Alors que la répression continue, Moscou s'oppose toujours à l'Onu à un texte demandant le départ du président syrien. Mais Alain Juppé estime que "son attitude est moins négative". Les discussions vont se poursuivre plusieurs jours au niveau des ambassadeurs.
Européens et pays arabes ont présenté au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution sur la Syrie, où les violences ont encore fait 56 morts vendredi, mais la Russie a rejeté ce texte, estimant qu'il franchissait des "lignes rouges".
Alors que la Russie a fait savoir qu'elle mettrait son veto à tout projet de résolution à l'Onu demandant le départ de Bachar al-Assad, le chef de la mission d'observation de la Ligue arabe a confirmé vendredi que les violences étaient en augmentation depuis trois jours.
Dénonçant "des accords politiques concoctés sur un coin de table à Paris entre deux appareils politiques, dont le nôtre", l'élu de Saône-et-Loire refuse de réserver la deuxième circonscription du département à un candidat EELV. Quitte à être "exclu" de son propre parti.
L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, a qualifié vendredi de "déséquilibrée" et "creuse" la résolution sur la Syrie proposée la veille au Conseil de sécurité de l'ONU par la Russie.
DECRYPTAGE - Pourquoi le Kremlin a-t-il fini par accepter un texte condamnant le président syrien : premier pas vers un lâchage ? Diversion après la contestation des élections en Russie ? Les réponses de TF1 News avec Philippe Migault, spécialiste de la Russie.
La Cour pénale internationale (CPI) est le tribunal international permanent chargé de poursuivre des auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide commis depuis 2002.
Au coeur d'une nouvelle passe d'armes entre les écologistes et le PS sur l'accord liant les deux formations, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé a appelé à l'apaisement à gauche mardi sur Europe 1. François Rebsamen, proche de François Hollande, lui demande de "parler autrement".
"Depuis un mois, (François Hollande) pense que seule sa parole compte" : le sénateur EELV Jean-Vincent Placé, un des négociateurs de l'accord avec le PS, a réagi de manière virulente lundi aux propos du candidat PS assurant qu'il n'appliquerait que les mesures "les plus essentielles" de l'accord.