Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
La gendarmerie enquête sur la possible présence de l'un des meurtriers présumés de Nelly Crémel, déjà condamné pour assassinat en 1990, dans le Rhône fin octobre 2004. Il pourrait être impliqué dans un meurtre perpétré à cette époque dans le département, et jamais élucidé depuis.
Après les déclarations de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Crémel, le chef de l'Etat a rappelé vendredi "le principe constitutionnel" de "l'indépendance de la justice". Il a estimé que "la décision de libération conditionnelle [du meurtrier présumé] a été rendue dans le respect de la loi". Il a souhaité la réforme de la législation sur la libération conditionnelle.
Le Premier ministre a estimé vendredi sur France Inter que "rien ne saurait mettre en cause l'indépendance de la justice", à propos des déclarations de Sarkozy sur l'affaire Crémel. Malgré la conjoncture morose, il se dit convaincu de disposer de "leviers" pour la croissance.
Le Conseil supérieur de la magistrature, garant de l'indépendance des juges, s'est alarmé jeudi dans un courrier à Jacques Chirac des propos du ministre de l'Intérieur contre un magistrat dans l'affaire Crémel, les jugeant "de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice".
La Place Vendôme a réaffirmé son soutien aux magistrats, jeudi, après la mise en cause publique formulée par Nicolas Sarkozy au sujet de la libération conditionnelle de l'un des deux suspects du meurtre de Nelly Crémel. "La loi, toute la loi a été respectée", a assuré le garde des Sceaux, Pascal Clément.
Selon le ministre de l'Intérieur, la remise en liberté de Patrick Gateau, l'un des meurtriers présumés de Nelly Crémel, déjà condamné pour assassinat, est une "faute" et le juge qui l'a commise doit "payer". Les syndicats de magistrats s'indignent de cette attaque contre l'indépendance du judiciaire et contre la séparation des pouvoirs.
Les deux suspects arrêtés pour le meurtre de Nelly Crémel ont été mis en examen mardi soir. Lors d'un point-presse, le procureur de la République de Meaux a raconté comment ils auraient tué leur victime : "de sang froid et lâchement".