Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
INTERVIEW - Le 17 février 2011, la révolution contre Mouammar Kadhafi démarrait. Un an après, et plusieurs mois après la chute du dictateur, le pays est dans une situation instable. Pourquoi ? Les réponses de TF1 News avec Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement.
La Cour pénale internationale, qui a veut une décision de qualification de crimes contre l'humanité contre le leader libyen, affirme avoir des preuves que Kadhafi a ordonné des viols en série et fait distribuer pour cela des stimulants sexuels de type Viagra à ses soldats.
Alors que la situation militaire au sol est toujours bloquée et que les pressions diplomatiques n'ont aucun effet sur Mouammar Kadhafi, l'Otan renforce ses raids aériens sur la capitale et notamment sur le complexe présidentiel. Réponse du dirigeant libyen : "nous n'allons jamais nous soumettre".
Analyse - Luis Martinez, chercheur au Ceri et auteur de "Violence de la rente pétrolière", souligne sur TF1 News que le dirigeant libyen va notamment tenter de profiter du blocage militaire pour trouver des alliés sur la scène internationale.
Des manifestations ont lieu ce vendredi dans la capitale libyenne, restée relativement calme jusqu'à présent. Les forces de l'ordre auraient tiré sur la foule, faisant plusieurs morts.
L'ambassadeur de Libye en France, et l'ambassadeur auprès de l'Unesco, à Paris, ont tous deux démissionné pour marquer leur soutien à la révolte. Une annonce qui intervient alors que des opposants occupent l'ambassade de Libye à Paris, et ont menacé d'un suicide collectif si la police intervient.
Le gouvernement libyen a annoncé vendredi matin une hausse des allocations et des salaires de certains fonctionnaires de 150% ! Sur le terrain, après de violents combats, Misrata, la 3e ville du pays, située à 120 km à l'Est de Tripoli, semble désormais bel et bien contrôlée par les rebelles.
Alors que l'insurrection contre le régime de Kadhafi gagne du terrain, de nombreux pays accélèrent l'évacuation de leurs ressortissants par air, par mer et par terre.
Dans une allocution téléphonique à la télévision, le président libyen a une nouvelle fois affirmé jeudi après-midi qu'il restait en place. Et, dans une tentative de brandir la menace islamiste, il a notamment accusé le chef d'Al-Qaïda d'organiser les troubles.
Une ville proche de Tripoli serait tombée jeudi aux mains des manifestants, alors que le gouvernement promet des récompenses pour tout renseignement sur les dirigeants du mouvement de protestation.
La Cyrénaïque, symbolisée par Benghazi, épicentre de la contestation, est désormais aux mains des opposants. Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a apporté son soutien aux manifestants.