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Une salle de prière musulmane a été partiellement incendiée tôt jeudi matin à Montbéliard (Doubs), un acte signé par un mystérieux groupuscule dénommé "Les échappées belles". Les responsables du culte musulman y voient un acte délibérément "raciste".
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a mis en garde jeudi contre toute "affirmation hasardeuse concernant les auteurs" de l'incendie criminel des locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo la veille.
Plus de 2.000 fidèles se sont pressés vendredi dans une ancienne caserne du boulevard Ney, transformée en mosquée, pour accueillir les musulmans qui prient habituellement dans les rues du quartier de la Goutte d'Or.
Pour accueillir une partie de la communauté musulmane du XVIIIe arrondissement, manquant de place pour prier, une ancienne caserne de pompiers réaménagée les accueillera à partir de ce vendredi. Parallèlement, les prières de rue deviennent officiellement interdites.
L'Etat et les représentants de la communauté musulmane ont trouvé un accord pour ouvrir dès vendredi une mosquée dans le nord de la capitale, destinée à faire cesser les prières de rue dans le quartier de la Goutte d'Or.
Un des djihadistes présumés mis en examen et écroués vendredi à Paris a confié aux enquêteurs qu'il espérait obtenir "une franchise Al Qaïda" en assassinant le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.
Alors que cinq personnes suspectés d'avoir voulu s'en prendre au recteur de la Grande mosquée de Paris,ont été interpellées, Dalil Boubakeur, s'est dit extrêmement touché par la sensibilité des autorités françaises et des services de renseignements concernant sa sécurité.
Dalil Boubakeur fait l'objet depuis jeudi soir d'une protection rapprochée. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris se dit "surpris" par la mesure. Trois personnes relevant du Service de protection des hautes personnalités sont chargées de sa sécurité, pour une durée qui n'a pas été précisée.
Le risque d'un attentat s'est renforcé en France depuis jeudi, mais "pas spécifiquement" sur les transports, souligne lundi le ministère de l'Intérieur, qui parle de "types d'objectifs indéfinis".
A 44 ans, le vice-président du Rassemblement des musulmans de France a été élu dimanche président du Conseil français du culte musulman.
Le Rassemblement des musulmans de France, soutenu par le Maroc, a remporté dimanche les élections au Conseil français du culte musulman. Le scrutin était boycotté par la Fédération nationale de la Grande mosquée de Paris, soutenue par l'Algérie.
Une page se tourne au Conseil français du culte musulman avec les élections destinées à renouveler les instances de l'organisme mis en place en 2003.
La Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris dénonce les "critères iniques" de représentativité du Conseil français du culte musulman.
A l'issue d'une réunion "exceptionnelle", le Conseil français du Culte Musulman a appelé à la "retenue", sans pour autant suspendre ses travaux.
Le recteur de la Mosquée de Paris demande à être remplacé de la présidence du Conseil français du culte musulman. Il invoque des "raisons de santé".