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La cour d'appel de Versailles a reconnu, jeudi, le lien de causalité entre le handicap d'un enfant et la prise de Distilbène par sa grand-mère. Le laboratoire UCB Pharma a été condamné à lui verser 1.7 million d'euros de dommages et intérêts.
Une étude portant sur les effets du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias, une malformation congénitale de l'urètre. Question : pourrait-il en être de même du Bisphénol A ?
La cour de cassation va dire cet après-midi si les femmes contaminées in utero au Distilbène peuvent attaquer sans preuve formelle les laboratoires ayant fabriqué ce produit.
Le laboratoire UCB Pharma a été condamné à indemniser la famille d'un enfant né grand prématuré, en jugeant que son handicap était lié à une exposition in utero au Distilbène.
Trois femmes exposées in utero au Distilbène entre 1950 et 1977 ont obtenu gain de cause contre les laboratoires UCB et Novartis devant la Cour de cassation.
Les femmes contaminées in utero au Distilbène n'auront plus à prouver la marque du médicament que prenait leur mère pendant la grossesse.
La justice a condamné vendredi le fabricant de ce médicament désormais interdit à verser 344.000 euros à la famille d'une femme décédée d'un cancer.
La Cour de cassation a donné raison mardi à deux plaignantes imputant leurs cancers au médicament d'UCB-Pharma. Leurs mères avaient pris durant leur grossesse ce médicament destiné à prévenir les fausses couches.
La société UCB-Pharma a été condamnée vendredi à verser 802.000 euros à huit femmes atteintes de cancer ou de malformation et dont les mères avaient pris du Distilbène durant leur grossesse. Au moins 160.000 enfants auraient été exposés au produit.