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L'oeuvre, publiée en feuilleton, n'avait jamais été éditée sous forme de livre. Pendant dix ans, un spécialiste de l'écrivain a apporté les corrections et mis la touche finale au texte que Dumas, emporté par la maladie, n'avait pu achever.
L'ancien ministre a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel dans l'affaire de la succession du sculpteur. L'ancien commissaire-priseur, Jacques Tajan, a été condamné à 10 000 euros pour "faux en écritures publiques".
Entre deux sanglots, l'ancienne maîtresse de Roland Dumas a affirmé mardi devant la cour d'appel de Paris qu'"un des magistrats instructeurs" avait fait pression sur elle pour "noircir" l'ancien ministre. "Il fallait que je le leur donne pour avoir la paix !", a-t-elle affirmé, tout en confirmant une nouvelle fois ses accusations contre M. Dumas.
Soutenant avec humour et habileté Roland Dumas et Christine Deviers-Joncour, l'ancien numéro deux des affaires générales du groupe Elf a perdu de sa superbe au moment d'aborder la question des faramineuses commissions versées à la "putain de la République".
En raison d'un long débat procédural, l'audition de l'ancien directeur des affaires générales d'Elf devant la cour d'appel de Paris a été reportée à mercredi.
L'ancien ministre, condamné en 2001 à 6 mois de prison ferme, comparaît en appel jusqu'au 25 novembre dans la partie de l'affaire Elf qui porte son nom. L'issue du procès dépendra de l'attitude de ses co-accusés, Loïk Le Floch-Prigent, Christine Deviers-Joncour et surtout Alfred Sirven.
Les 5 protagonistes du procès en appel d'un des volets de l'affaire Elf sont dans l'attente de jours meilleurs, après avoir perdu de leur prestige et de leur honneur.
L'ex-ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, a brusquement perdu son sang-froid contre le procureur, qui l'interrogeait au sujet des sommes importantes versées en liquide sur ses comptes de 1989 à 1997. Auparavant, il s'était longuement expliqué devant le tribunal sur les statuettes que lui avait offertes Christine Deviers-Joncour.
Sans convaincre, l'ancien ministre des Affaires étrangères a réfuté mardi toutes les accusations formulées contre lui. Non, il n'était pas au courant de la ''clé en or'' promise par Sirven. Non, il n'est pas intervenu lors de l'achat de l'appartement de la rue de Lille. Non, il n'a pas mené de train de vie fastueux avec son ancienne maîtresse.
Eloquence, humour, solennité : profitant d'un dossier d'accusation très maigre, l'avocat de profession a été son meilleur défenseur, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Paris.
La première journée du Procès Dumas s'est déroulée lundi. L'ancien ministre des affaires étrangères, resté silencieux, sera interrogé mercredi. Interrogée, son ancienne maîtresse, Christine Deviers-Joncour, a eu beaucoup de mal à s'expliquer sur les salaires et avantages versés par Elf.