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Annoncer sa candidature à la présidentielle ne s'improvise pas : Balladur et Jospin en ont fait l'amère expérience. Alors que Nicolas Sarkozy devrait se déclarer, retour sur quelques annonces.
Quelques mois après sa mise en examen dans l'enquête sur le volet financier de l'attentat de Karachi, Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, comparaît à partir de ce lundi à Nanterre dans une affaire de détournement de fonds issus du 1% logement.
Un des douze salariés de la DCN rescapés de l'attentat de Karachi en 2002 a témoigné mardi devant la police judiciaire, dénonçant de graves "manquements à la sécurité" de la part de son employeur à l'époque. Cinq autres salariés seront entendus au cours de la semaine.
Alors que les survivants de l'attentat doivent témoigner mardi devant les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, l'un d'eux dit sa colère contre la Direction des constructions navales dans Le Parisien.
L'ex-Premier ministre a été entendu pendant une heure, comme témoin, lundi matin par les juges en charge du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002. Mardi, ce sera aux survivants de témoigner, dans un autre volet du dossier.
Comme il l'avait déjà expliqué il y a deux mois sur TF1, l'ex-membre du Conseil constitutionnel Jacques Robert réaffirme, ce jeudi, dans Le Parisien, que les Sages ont servi de caution à une "belle entourloupe" pour valider des comptes irréguliers. "Roland Dumas, Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient par la barbichette", dit-il.
L'ancien premier ministre réaffirme lundi dans Le figaro que les comptes de sa campagne présidentielle en 1995 a été "validés par le Conseil constitutionnel".
Des commissions ? Il y en a eu lors de la signature du contrat avec le Pakistan, mais elles étaient légales, affirme l'ex-ministre. Mais y a-t-il eu aussi des rétrocommissions ? Si c'était le cas, elles seraient "illégales" et "il faut qu'il y ait des sanctions", affirme François Léotard.
La piste islamiste a toujours été privilégiée par le ministère de l'Intérieur dans l'enquête sur l'attentat qui fit 15 morts à Karachi en 2002, dont onze Français de la DCN, a déclaré dimanche Claude Guéant.
Entendu mercredi par le juge sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy.
La justice maintient la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. Ce mercredi, elle a réentendu l'intermédiaire libanais, déjà mis en examen dans ce volet.
L'homme d'affaires, mis en examen dans l'affaire Karachi, affirme dans Libération que chacune de ses interventions "correspondait à une mission officielle", précisant être allé en Libye et en Syrie sur "demande express" de Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.
Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.
L'homme d'affaires franco-libanais, acteur-clé de l'affaire Karachi, où deux proches de Nicolas Sarkozy sont poursuivis, en appelle publiquement au chef de l'Etat pour faire la lumière sur ce dossier et reconnaître son rôle.
L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".
L'ancien ministre de l'Intérieur va être cité en correctionnelle à l'initiative de l'avocat des victimes de l'attentat de Karachi qu'il aurait menacé dans des propos au Nouvel Observateur.
Brice Hortefeux a annoncé mardi qu'il allait porter plainte pour diffamation contre l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui venait lui même de déposer plainte contre lui pour "complicité de subornation de témoins".
Réactions - Les appels à des "explications" se multipliant, l'entourage du président monte au créneau. Conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino a affirmé samedi sur France2/France3 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi.
Une fille d'Hélène et Thierry Gaubert a accusé lundi sur Europe 1 sa mère, qui a mis en cause son père dans le scandale Karachi, d'être animée par un désir de vengeance et de vouloir l'"emmerder".
La princesse Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, a confirmé samedi sur Europe 1 que son mari, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, faisait "des voyages, surtout à l'étranger" et revenait "avec des sacoches" dans lesquelles "il y avait de l'argent".