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Le ministère de l'Intérieur a créé deux bases de données d'enquête par deux décrets publiés dimanche au Journal officiel. Elles doivent remplacer le fichier Edvige, retiré l'an dernier après avoir provoqué un tollé.
Fallait-il mettre en place ces fichiers de police par simple décret... ou légiférer ? Au PS, on dénonce la méthode, "celle d'un pouvoir qui veut passer en force sur tout".
Pourquoi les violences de Poitiers, il y a une semaine, n'avaient-elles pu être empêchées ? Des membres des services de renseignement avaient mis en avant le manque d'outils.
Deux décrets du ministère de l'Intérieur, publiés dimanche au Journal Officiel, mettent en place les successeurs du fichier de police controversé, Edvige.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés a dénoncé mardi un "manque de rigueur" et une "absence quasi systématique" de mise à jour du plus gros fichier de police.
Alors que les sages de la Cnil doivent remettre jeudi leur rapport sur ce fichier recensant auteurs et victimes d'infractions, Le Parisien évoque des "sévères critiques".
Le criminologue Alain Bauer a remis jeudi à Michèle Alliot-Marie le rapport de son groupe de travail sur les fichiers. Il contient 26 propositions dont celle de décrire "l'apparence" des suspects selon des types (caucasien, méditerranéen, maghrébin...).
Annoncé en septembre, le retrait du fichier policier controversé par le gouvernement, a été officialisé jeudi par un décret paru au Journal officiel. Sa nouvelle mouture, baptisée EDVIRSP exclut désormais le recueil de données concernant la santé ou la vie sexuelle notamment.
Une quarantaine d'actions symboliques ont été organisées dans toute la France jeudi, jour de la Sainte Edwige, par les opposants au fichier policier.
Le décret sur le fichier, revu et corrigé par le ministère de l'Intérieur, vient d'être soumis pour avis à la CNIL, avant son passage au Conseil d'Etat. Selon France Info, la plupart des critiques ont été prises en compte.
Le nouveau projet Edvige est aussi attentatoire aux libertés que le premier, estime le PS, qui dénonce la possibilité d'un "fichage ethno-racial".
S'ils sont satisfaits des premières modifications apportées au fichier de police, de nombreux opposants ne comptent pas en rester là. Les policiers, eux, ne cachent pas leur déception.
Objet de vives critiques, le fichier de police va être profondément modifié dans un nouveau projet de décret qui sera soumis vendredi pour avis à la CNIL.
Objet de vives critiques, le fichier de police va être profondément modifié dans un nouveau projet de décret qui sera soumis vendredi pour avis à la CNIL.
Le Premier ministre a demandé à la ministre de l'Intérieur de présenter dès vendredi à la Cnil un nouveau décret excluant les points litigieux.
Faut-il supprimer Edvige ? La commission des lois de l'Assemblée auditionne mercredi les opposants au fichier policier, avant d'entendre Michèle Alliot-Marie jeudi.
Dénonçant un "fausse concertation", les 5 principales organisations gay ont refusé de se rendre mardi à la réunion sur le controversé fichier Edvige.
La ministre de l'Intérieur, qui poursuit ses concertations sur le fichier de police controversé, compte soumettre sous peu un texte à l'Elysée sur ce thème.
Alors que "MAM" poursuit les concertations et que des auditions sont prévues en commission des Lois, Bernard Accoyer propose des modifications du décret sur le fichier controversé.
Plusieurs d'entre eux s'étonnent de l'ampleur prise par la polémique sur le fichier Edvige. L'un d'eux dénonce notamment "l'hypocrisie" de certains politiques.