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La nouvelle disposition concernant l'encadrement militaire des mineurs débutera le mois prochain. Les centres existent déjà, mais accueillaient jusque là de jeunes majeurs. Les 16-18 ans seront désormais concernés lorsque la justice décidera de les placer.
La loi instaurant un encadrement de type militaire des mineurs délinquants, issue d'une proposition du député UMP Eric Ciotti, a été publiée mardi au Journal officiel pour une entrée en vigueur au 1er janvier.
La commission des Lois du Sénat a rejeté mercredi la proposition de loi du député UMP Eric Ciotti prévoyant l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants et déjà adoptée par l'Assemblée nationale. Ce qui laisse présager un rejet en séance.
Les députés ont adopté mercredi l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants. Mesure qui suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'"électoraliste" par l'opposition.
Ségolène Royal, invitée sur LCI, se réjouit que son idée d'encadrement militaire pour les mineurs délinquants soit reprise par la droite mais dénonce un effet d'annonce. Le projet présenté par le gouvernement "ne concerne que 200 jeunes" a souligné la candidate à la primaire PS.
Dans un entretien à paraître samedi dans le Parisien, la candidate à la primaire socialiste estime que la société française devrait plus s'inspirer des valeurs de l'armée. Une manière de rappeler qu'elle est à l'origine de l'idée d'encadrement militaire des jeunes délinquants.
Le ministre de la Défense a opposé jeudi une fin de non recevoir à Ségolène Royal qui lui avait demandé une expérimentation de l'encadrement militaire des jeunes délinquants dans sa région, en estimant que "ce n'est pas le boulot des militaires".
Elle va demander au ministère de la Défense la possibilité d'expérimenter l'une de ses propositions de la campagne de 2007, l'encadrement militaire des jeunes délinquants, dans sa région Poitou-Charentes.
Sept sondés sur dix approuvent la perspective d'un encadrement militaire pour les mineurs délinquants. La proposition de lutte contre l'insécurité séduit à droite mais aussi parmi les sympathisants socialistes (67%). Cependant, pour la mise en pratique, Nicolas Sarkozy reste le favori d'un Français sur deux.