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Le département d'Etat américain a estimé mercredi que la réponse de l'Iran à l'offre des grandes puissances ne remplit pas les conditions de l'Onu pour éviter des sanctions. L'Iran propose des "négociations sérieuses" mais ne signale aucune intention de satisfaire à l'exigence primordiale d'une suspension de l'enrichissement d'uranium.
Alors que les grandes puissances avaient demandé une réponse avant fin juin sur leur offre d'enrichissement de l'uranium, le président iranien a indiqué qu'il se donnait jusqu'au 22 août.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne, réunis jeudi à Vienne, ont réussi à s'accorder sur une proposition commune à l'Iran. Russie et Chine, jusque-là réfractaires à toute sanction contre l'Iran, semblent s'être ralliées à ces mesures mariant la carotte et le bâton pour convaincre Téhéran de cesser l'enrichissement d'uranium.
A deux jours d'une réunion des cinq grands plus l'Allemagne sur le nucléaire iranien, Téhéran s'est dit prêt à étudier des propositions européennes pour mettre fin à la controverse. Mais l'Iran réaffirme son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.
Sans véritable surprise, Téhéran a opposé une fin de non-recevoir à la demande du Conseil de sécurité de suspendre, d'ici un mois, son enrichissement d'uranium.
Après avoir repris la conversion d'uranium à Ispahan en août dernier, l'Iran a franchi un nouveau pas avec la réouverture ce mardi des installations de Natanz. Cette centrale permet de procéder à l'enrichissement de l'uranium.
Une résolution met en demeure l'Iran de faire la lumière sur ses activités nucléaires d'ici au 25 novembre et de suspendre l'enrichissement d'uranium momentanément. Téhéran refuse et menace d'empêcher les inspections.