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Soulèvement de policiers et de militaires contre la suppression de primes, opération pour libérer Rafael Correa d'un hôpital, l'Equateur a connu une crise violente ces dernières heures.
Le président équatorien Rafael Correa se trouvait jeudi à l'hôpital à la suite d'une rébellion de policiers et de militaires qualifiée de "coup d'Etat" par le gouvernement et condamnée sur la scène internationale. L'état d'urgence est décrété.
Les corps retrouvés dans une ferme du nord-est du pays sont probablement ceux d'émigrants d'Amérique centrale et du Sud qui cherchaient à passer aux Etats-Unis. Ils auraient été tués par des trafiquants de drogue après avoir refusé de travailler pour eux.
Après une semaine de crise, l'Equateur, la Colombie et le Venezuela ont enterré vendredi la hache de guerre lors du sommet du Groupe de Rio.
Alors que la mort du n°2 des Farc Raul Reyes divise encore Quito, Caracas et Bogota, un autre dirigeant de la guérilla, Ivan Rios, a été tué vendredi.
Dans un message diffusé à la télévision colombienne, le chef de l'Etat demande à la guérilla de ne pas commettre "l'irréparable".
Selon Bernard Kouchner, le n°2 des Farc Raul Reyes était un des contacts de la guérilla dans les négociations pour la libération d'Ingrid Betancourt.
Les Farc assurent que leur n°2, tué lors du raid colombien, tentait de négocier avec Nicolas Sarkozy une libération d'Ingrid Betancourt.
Selon l'Equateur, les discussions pour sa libération étaient "assez avancées" avant le raid de l'armée colombienne.
Les tensions entre la Colombie le Venezuela et l'Equateur ne cessent d'augmenter depuis l'élimination par l'armée colombienne du numéro deux des Farc.
Le nouveau président de l'Equateur, Alfredo Palacio, 66 ans, a pris formellement ses fonctions jeudi tandis que la capitale retrouvait le calme. Il avait été désigné mercredi par le parlement pour remplacer Lucio Gutierrez destitué par le congrès.