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Document - Renault avait conscience dès février de s'être fourvoyé dans un faux scandale d'espionnage, selon un document révélé par L'Express.fr et France 2. Voici un extrait de cet enregistrement, accablant pour le constructeur.
Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.
C'est le scandale de la semaine : Renault aurait été victime d'espionnage industriel. Vu l'importance du projet concerné, les voitures électriques, c'est l'avenir du groupe qui pourrait être menacé. Mais alors, qui a voulu s'emparer des secret de Renault ? C'est l'enquête de la semaine.
Plus encore que la Chine et la Russie, la France le pays le plus actif en matière d'espionnage industriel chez ses alliés européens, rapporte mardi le journal norvégien Aftenposten sur la foi de télégrammes diplomatiques obtenus par WikiLeaks.
Auto Plus, perquisitionné mardi et dont un journaliste est mis en examen, assure qu'il continuera à publier des informations sur de futurs modèles.
Le journaliste d'Auto Plus est poursuivi notamment pour "recel d'abus de confiance" et "révélation du secret de fabrique".
Il pourrait être mis en examen jeudi dans le cadre de la plainte de Renault pour espionnage industriel. Un employé du constructeur automobile est déjà mis en examen.
Au lendemain de la perquisition chez Auto Plus sur plainte de Renault, la ministre de l'Economie a estimé mercredi qu'il fallait à la fois protéger les inventions et la liberté d'informer.
Le magazine aurait publié les photos de futurs modèles de Renault, qui a porté plainte. Un journaliste a été placé en garde à vue.