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Peu avant quatre heures, les forces de l'ordre sont entrées dans la Sorbonne sur "réquisition" du recteur de l'Académie de Paris. Ils ont évacué les étudiants qui occupaient les lieux pour protester contre le CPE.
Six cent personnes ont pénétré vers 16h45 la Sorbonne, fermée sur ordre du recteur, en cassant des fenêtres. Environ 400 étudiants et lycéens ont envahi en début d'après-midi la gare de Tours et les voies SNCF, retardant plusieurs trains.
Les bâtiments de l'université parisienne étaient fermés aux étudiants vendredi. Selon l'Unef, 45 facs étaient touchées par des grèves ou des blocages anti CPE. Des chiffres contestés par le ministre de l'Education qui a déclaré avoir "hâte" que le contrat première embauche soit appliqué.
REPORTAGE. Fortement mobilisée contre le CPE, l'université Paris X Nanterre a voté jeudi, au terme d'une AG animée dans un amphi bondé, le blocage des facultés. Au grand dam de la majorité des étudiants de la fac de droit dont les accès au bâtiment ont été bloqués... pour la première fois depuis 10 ans.
Entre 31, selon le ministère de l'Education, et 40, selon l'UNEF, des 84 universités françaises sont touchées par le mouvement contre le Contrat première embauche. La mobilisation comporte grèves sans cours, barrages filtrants ou encore blocages des accès. A Tours, des étudiants, empêchés de suivre les cours, ont déposé plainte pour "atteinte aux libertés publiques".
Malgré la forte mobilisation des syndicats et des étudiants mardi dans la rue et une popularité en chute libre, Dominique de Villepin se refuse à toute inflexion sur le contrat première embauche. Syndicats et étudiants maintiennent la pression.
INTERVIEW. Maître Jean-François le Forsenney était l'avocat de Christian Ranucci en 1976, lorsqu'il fut condamné à mort pour le meurtre d'une fillette à Marseille. Il devrait demander une révision de son procès suite à la réapparition du "pull-over rouge", une des pièces à conviction de cette affaire.
Alors que le texte passe entre les mains des sénateurs depuis lundi, les syndicats étudiants tentent de maintenir la pression et appellent à une journée de blocage mardi sur tous les campus. Une douzaine d'universités sont touchées selon l'Unef, premier syndicat étudiant.
En attendant la mobilisation nationale du 7 mars, les étudiants continuent à protester contre le Contrat première embauche. Ils étaient plusieurs milliers à Rennes et à Paris jeudi.
En pleines vacances, étudiants et lycéens poursuivent leurs actions pour réclamer le retrait du Contrat Première Embauche. Rennes est toujours à la pointe de la mobilisation.
En cette rentrée universitaire, les syndicats dénoncent la précarisation des étudiants. Pour joindre les deux bouts, deux sur trois sont contraints de travailler. C'est le cas de Thalia en fac de droit à Assas.
La France sera confrontée à un besoin très important de chercheurs d'ici à 2013, selon un rapport du Commissariat général du Plan publié mercredi. Solutions préconisées : inciter les expatriés à revenir en France et recourir à l'immigration.
Le gouvernement annonce un doublement de l'allocation, de 50 à 102 euros et une simplification du dispositif Locapass. 70.000 étudiants sont donc susceptibles à terme de bénéficier de cette allocation doublée.
L'université peut-elle réclamer des frais de bibliothèque ? Ou d'accès aux salles informatiques ? Bruno Julliard, président de l'UNEF, donne quelques conseils aux nouveaux inscrits. Il souhaite que les abus disparaissent avant la rentrée.
Le syndicat étudiant assure que 46 universités françaises réclament des frais d'inscriptions supplémentaires "illégaux". Particulièrement épinglées en master, Toulouse 1, Aix-Marseille 3, Saint-Etienne ou Chambéry.
Gilles de Robien a annoncé la relance de l'opération à la rentrée prochaine. Au programme, un budget augmenté, des contenus numériques offerts aux étudiants et de nouveaux partenaires.
Plus d'un tiers des étudiants gèrent mal leur stress, selon la 4e enquête nationale de l'Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes régionales. Elle confirme, par ailleurs, un état de santé général des étudiants globalement bon.
La commission de révision des condamnations pénales va transmettre à la Cour de révision le dossier de Guillaume Seznec, condamné en 1924 pour le meurtre d'un ami. Une décision qui ouvre la voie à un possible procès posthume réclamé par son petit-fils.
La justice doit décider si des éléments nouveaux, portés à sa connaissance par les héritiers de Guillaume Seznec, justifient que l'affaire soit révisée. L'avocat général s'y est montré favorable lundi matin.
La commission de révision examine lundi le dossier Guillaume Seznec qui reste, plus de 80 ans après sa condamnation aux travaux forcés à perpétuité, l'une des plus grandes énigmes criminelles du XXe siècle.