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Les Grecs se rendent aux urnes ce dimanche pour des législatives anticipées censées mettre en place une majorité capable de sortir le pays de la crise économique. Le Pasok (gauche) et la Nouvelle démocratie (droite) devraient cependant être sanctionnés au profit de la gauche radicale et de l'extrême-droite.
Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent ce lundi pour approuver un deuxième plan d'aide à la Grèce, crucial pour éviter un défaut de paiement au pays. Cette rencontre se déroulera dans un climat d'urgence alors que la Grèce doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'ici le 20 mars.
Outre le vote dimanche du programme d'austérité au milieu des émeutes, Athènes devait trouver 325 millions d'euros d'économies supplémentaires, et fournir des assurances que les réformes seraient appliquées. Deux conditions non réunies. La réunion de l'Eurogroupe prévue ce mercredi est reportée.
Malgré la violence de la réaction des Grecs, l'UE se félicite de l'adoption par Athènes d'un nouveau plan d'austérité. Reste à obtenir 325 millions d'économies, et un soutien écrit des responsables politiques à la rigueur, avant de verser une nouvelle aide financière. Le tout avant mercredi.
La capitale grecque se remet d'une nuit de guérilla urbaine, provoquée par la révolte contre les nouveaux sacrifices votés par le parlement afin d'obtenir le soutien des bailleurs de fonds internationaux.
Alors que les députés grecs doivent voter ce dimanche de nouvelles mesures impopulaires, mais réclamées en échange de nouvelles aides, près de 100.000 manifestants se sont regroupés à Athènes et Salonique. Des affrontements violents ont éclaté dans la capitale où des bâtiments ont été incendiés.
Alors que les députés grecs doivent voter ce dimanche de nouvelles mesures impopulaires, mais réclamées en échange de nouvelles aides, près de 100.000 manifestants se sont regroupés à Athènes et Salonique. Des affrontements ont éclaté dans la capitale où des bâtiments ont été incendiés.
Ce plan exigé par l'UE et le FMI pour débloquer une nouvelle aide lui permettant d'éviter un défaut de paiement en mars, est soumis au Parlement dimanche.
Tandis que la troïka devient de plus en plus persona non grata en Grèce, les 4 ministres du LAOS, parti d'extrême droite, ont présenté vendredi leur démission du gouvernement de coalition et le leader du parti a annoncé qu'il s'opposera au plan de rigueur qui doit être voté dimanche.
Jeudi soir, à l'issue d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, Jean-Claude Juncker a exhorté la Grèce à accélérer pour trouver 325 millions d'euros d'économies budgétaires. Le leader grec d'extrème droite a a nnoncé qu'il s'y opposera.
Alors que les partis de la coalition grecque n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les mesures d'austérité réclamées par les bailleurs de fonds internationaux, et que les discussions sur l'effacement d'une partie de la dette grecque patinent, Paris et Berlin cherchent une voie de repli.
Les discussions sur les mesures d'austérité réclamées par les bailleurs de fonds en échange de leur participation à un deuxième plan d'aide à la Grèce devaient se prolonger ce lundi à Athènes. Mais la réunion sera "très probablement" reportée à mardi.
Les places européennes ont chuté mardi, sonnées par l'annonce surprise d'un référendum en Grèce sur l'accord de désendettement, moins d'une semaine après sa conclusion par les pays de la zone euro. A la Bourse de Paris, le CAC 40 s'est affaissé de 5,38%. A Francfort, le Dax a chuté de 5%.
Les Bourses européennes ont entamé une chute vertigineuse ce mardi, plombées notamment par la chute des valeurs bancaires, les investisseurs étant à nouveau inquiets pour la zone euro après la décision de la Grèce d'organiser un referendum sur le plan d'aide décidé à Bruxelles.
La Grèce manquera les objectifs de déficit qui lui ont été assignés par ses bailleurs de fonds internationaux pour cette année et la suivante. Son déficit devrait atteindre 8,5% du PIB cette année, alors que l'UE et le FMI avaient demandé que le déficit ne dépasse pas 7,6%.
Le Premier ministre grec Georges Papandréou a répété vendredi à Paris que son pays était "déterminé à faire les changements nécessaires" pour sortir de la crise. De son côté, Nicolas Sarkozy a déclaré que "l'échec de la Grèce serait l'échec de toute l'Europe".
Alors que les représentants des bailleurs de fonds internationaux (parmi lesquels figure la France) ont repris leurs entretiens avec le gouvernement grec, fraîchement accueillis par la population, Nicolas Sarkozy reçoit le Premier ministre Papandréou pour "faire le point" sur la crise grecque.
Alors que les négociations qui doivent permettre de débloquer une nouvelle tranche d'aide à la Grèce progressent difficilement, le gouvernement grec doit détailler de nouvelles mesures d'austérité, qui suscitent d'avance la colère dans le pays.