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La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a émis un avis favorable à la déclassification de neuf documents dans l'affaire des écoutes de journalistes du Monde.
Une loi sur les factures de téléphone détaillées serait sans doute utile, estime Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, alors que Philippe Courroye a été mis en examen pour avoir fait scruter en 2010 des "fadettes" de deux journalistes du quotidien "Le Monde".
Le numéro 2 de la "police des polices" a accusé devant la juge d'instruction le procureur de Nanterre d'avoir explicitement demandé à son service le contenu des SMS d'un journaliste du Monde, selon son PV d'audition publié vendredi par le quotidien.
Le procureur de Nanterre, mis en examen pour avoir fait examiner en 2010 des factures détaillées de téléphones de journalistes, ou "fadettes", qualifie cette décision de "dangereuse pour la justice".
"La demande et l'étude des facturations détaillées est un moyen d'enquête de la police nationale", a expliqué Frédéric Péchenard mercredi sur Europe 1 après la mise en examen du procureur Philippe Courroye.
Le procureur de Nanterre a lui-même annoncé sa mise en examen, mardi après-midi, dans l'enquête dite des "fadettes" de journalistes du quotidien Le Monde. Ce proche de Nicolas a déposé plusieurs recours contre cette mesure et n'envisage pas de démissioner.
La Cour de cassation a estimé mardi que le procureur de Nanterre avait agi illégalement en faisant saisir les factures détaillées des journalistes du Monde qui suivaient l'affaire Bettencourt.
La Cour de cassation dira mardi après-midi si le procureur Philippe Courroye a agi illégalement ou pas en faisant saisir les fadettes des journalistes du Monde qui suivaient de l'affaire Bettencourt. Lundi, le quotidien a révélé le contenu des investigations menées par l'IGS : pas moins de 700 pages d'informations très privées...
Alors que la Cour de cassation doit se prononcer mardi sur la légalité de la recherche des fadettes des journalistes du Monde, ordonnée par le procureur Courroye dans l'affaire Bettencourt, le quotidien révèle le contenu des investigations menées par l'IGS : pas moins de 700 pages de contacts...
Le ministre de l'Intérieur, invité de LCI, a indiqué qu'un projet de loi serait déposé pour réglementer les fadettes. "La réglementation d'accès aux fadettes n'est pas suffisament clair" a-t-il expliqué.
Le Parisien affirme samedi que le procureur de Marseille a demandé que lui soient fournies les factures détaillées du journaliste du Monde Jacques Follorou, auteur de deux articles sur des dossiers corses.
Selon le PV d'audition de Bernard Squarcini publié par Le Monde, c'est en "commun accord" avec Frédéric Péchenard qu'avaient été examinées les factures téléphoniques d'un journaliste du quotidien enquêtant sur l'affaire Bettencourt. Une version contestée par l'avocat de Squarcini.
Mis en examen pour avoir fait espionner les correspondances téléphoniques d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt, le patron des services secrets français reste pourtant en poste. Gauche et écologistes dénoncent. Le gouvernement évoque la présomption d'innocence.
Bernard Squarcini, patron des renseignements français, a été mis en examen lundi dans l'affaire d'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt. Le gouvernement le maintient dans ses fonctions.
La direction centrale du renseignement intérieur a bien examiné les appels téléphoniques passés par un journaliste du Monde pour tenter d'identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt, assure jeudi le quotidien. Claude Guéant admet "des répérages".