Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
Rodrigo Granda, libéré lundi par le président colombien, réitère l'exigence des Farc d'une démilitarisation d'une zone du pays avant toute discussion sur les otages.
La guérilla marxiste demande au chef de l'Etat d'intervenir pour la création d'une zone démilitarisée qui permettrait la libération des otages, dont Ingrid Betancourt.
Le président colombien a mandaté lundi un commissaire pour trouver un accord avec la guérilla sur la zone à démilitariser et la libération des otages.
La guérilla colombienne a réagi dimanche au geste du président, qui a accepté jeudi l'exigence des rebelles de démilitariser deux municipalités.
L'otage de la guerilla colombienne "va bien". Mais le numéro deux des FARC affirme cependant que "le projet d'échange humanitaire est au point mort".
Les Colombiens ont réélu dimanche à 62% le président Alvaro Uribe. La présence de ce féroce opposant à la guérilla marxiste des FARC ne devrait pas faciliter les négociations de libération des otages.
Cela fait quatre ans qu'Ingrid Betancourt est retenue par les FARC en Colombie. Une semaine de solidarité et plusieurs manifestations de soutien ont été organisées en France. Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blasy, a adressé un message en espagnol pour les otages.
Enlevée le 23 février 2002, la Franco-Colombienne entame ce jeudi sa cinquième année de détention comme otage de la guérilla des FARC. Avec la proximité de la présidentielle colombienne, la perspective d'un échange de prisonniers entre le gouvernement et les rebelles semble très éloignée.
Le gouvernement colombien accepte de créer une zone démilitarisée au sud du pays, ouvrant ainsi la voie à des négociations avec les Forces armées révolutionnaires pour la libération des otages, dont Ingrid Betancourt.
Lundi, à quelques heures de la fin du délai accordé par le président Pastrana aux rebelles des FARC pour évacuer la zone de Caguan, les négociateurs réunis auprès de l'émissaire de l'ONU James Lemoyne ont lancé un ultime appel pour la paix. Ils assurent que "les conditions sont réunies pour relancer le processus de paix".
Le président colombien s’efforce de mener des négociations de paix avec les guérillas pour mettre fin à la guerre civile. Mais le plan d’aide américain destiné à éradiquer la production de coca risque de contrarier ces efforts.