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Critiquant les propos "manquant de preuves" du chef de la diplomatie française, les autorités syriennes ont en toute logique démenti lundi toute implication dans l'attentat perpétré vendredi dans le sud du Liban contre des Casques bleus français de la Finul.
La France a "de fortes raisons de penser" que l'attentat à l'explosif qui a blessé cinq soldats français vendredi à Tyr, dans le sud du Liban, a été commandité par la Syrie, a déclaré dimanche Alain Juppé.
Une bombe a explosé au passage d'une patrouille de militaires français de la Finul dans le Sud du pays. Cinq d'entre eux ont été blessés, dont l'un grièvement. Réplique d'Alain Juppé : "la France ne se laissera pas intimider".
Décryptage - Joseph Bahout, professeur à Sciences-Po, explique à TF1 News que le coût d'une nouvelle guerre, 4 ans après celle de 2006, serait trop important pour toutes les parties en présence.
La Finul a tranché : l'arbre à l'origine du plus grave incident frontalier entre Israël et le Liban depuis le conflit de 2006 n'était pas côté libanais. L'incident a fait quatre morts, trois Libanais et un Israélien. L'arbre, lui, a été déraciné mercredi.
Soldats libanais et israéliens se sont affrontés pour une raison obscure dont chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre. On déplore quatre morts. Mardi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU a fait part de sa "profonde inquiétude".
Soldats libanais et israéliens se sont affrontés à l'arme automatique et aux obus pour une raison obscure dont chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre. Il y aurait au moins trois soldats et un journaliste libanais tués, ainsi qu'un officier israélien haut gradé.
Trois autres militaires français de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) ont été blessés dans un accident de la route dans le sud-est du pays, a-t-on appris samedi auprès de la Force de maintien de la paix et de l'armée libanaise.
Deux soldats de la Finul ont été blessés par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule, sur une autoroute au sud de Beyrouth.
La Finul qualifie d'"incident grave" l'échange de tirs intervenu mercredi soir entre les armées libanaise et israélienne des deux côtés de la frontière.
Depuis Beyrouth, première étape de sa tournée au Proche-Orient, Kofi Annan a demandé lundi la levée du blocus qu'Israël impose toujours au Liban. Jacques Chirac a appelé pour sa part à l'organisation d'une conférence internationale pour aider le Liban.
Alors que 200 soldats français du génie sont déjà au travail, en marge du déploiement de la future Finul, pour déminer le Sud Liban, Paris et Rome préparent l'envoi de leurs contingents pour la force de l'Onu. Mais le contrôle des frontières pose toujours problème et Kofi Annan en discutera lundi à Beyrouth.
120 hommes du 2e régiment étranger de génie, basé à Saint-Christol dans le Vaucluse, sont arrivés dimanche au Liban où ils doivent monter des ponts provisoires. Ils ne font pas partie de la Finul mais interviennent dans le cadre d'une entente bilatérale de coopération pour la reconstruction entre le Liban et la France.
Ancien commandant du corps expéditionnaire français à Beyrouth en 1983, le général François Cann, qui perdit 58 paras dans l'attentat contre l'immeuble Drakkar, estime sur LCI.fr que le mandat de la Finul n'est pas assez clair. Pour lui, la situation actuelle est même plus instable qu'à l'époque.
Les Européens se sont engagés vendredi à fournir plus de 7.000 hommes pour la force internationale au Liban, soit près de la moitié du maximum de 15.000 hommes prévu par l'Onu. Après la France, l'Italie dirigera la Finul à partir du mois de février.
Selon Le Monde, les casques bleus de la Finul auront le droit de faire feu pour se défendre et protéger les civils au Liban mais n'auront pas mission de rechercher activement les armes de la milice chiite.
Le président américain espère que Paris enverra davantage d'hommes au Liban-Sud. Il souhaite également que la Finul se déploie rapidement et que son mandat soit clarifié.
Pressée de toutes part pour "muscler" sa contribution à la Finul renforcée, la France renvoie la balle à ses voisins européens. Une réunion des 25 sur leurs participations à la force de maintien de la paix au Liban est programmée cette semaine à Bruxelles, à la demande de Paris.
Une cinquantaine de soldats d'une unité française du génie, premiers éléments de la force de l'Onu élargie appelée à se déployer au Liban pour consolider la trêve, sont arrivés samedi à Naqoura, un port du Liban sud proche de la frontière israélienne. Ils seront rejoints par 150 soldats partis dimanche matin de Toulon.
Instigatrice de la résolution 1 701 de l'Onu sur l'instauration d'une Force multinationale chargée de pacifier le Liban-Sud, la France a cependant hésité à en assurer la direction et ne déploiera finalement dans un premier temps qu'un petit contingent.