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Une paillotte, une agence immobilière, plus d'une vingtaine de résidences secondaires : en un peu plus d'une semaine, les attentats se sont multipliés en Corse. Aucun n'a été revendiqué. Essentiellement visées : les propriétés de continentaux ou d'étrangers.
Un militant nationaliste a été tué par balles dimanche soir en Haute-Corse. Il s'agirait de Jacques Paoli, frère de Charles-Phillipe Paoli, également abattu en juin dernier dans le cadre d'une guerre ouverte entre membres du milieu et des séparatistes corses.
Pour la première fois depuis le milieu des années 90, le Front de Libération nationale de la Corse, le FLNC, revendique un assassinat commis en Haute-Corse le 28 octobre sur un membre présumé du gang de la Brise de Mer.
Le FLNC a revendiqué cet attentat sur une villa de 300 mètres carré près de Porticcio. Le propriétaire, victime avec sa femme et ses filles de 13 et 10 ans, est Jean-Bernard Lafonta, l'ancien président du directoire du groupe Wendel.
Francis Mariani, figure du grand banditisme en fuite depuis le printemps dernier, est bien l'une des deux victimes retrouvées carbonisées lundi dans un hangar en Haute-Corse.
La piste d'une préparation d'attentat qui a mal tourné n'est pas exclue après l'explosion et l'incendie de ce hangar d'Antisanti en Haute-Corse, lundi soir.
Alain Lipietz aurait aidé le FLNC à rédiger le volet économique du "Projet de société" que l'organisation clandestine a présenté en 1989, selon le journal Le Monde. Lipietz, lui, minimise son rôle, et affirme qu'il restera candidat des Verts.
Une semaine après le vote du projet de loi sur le statut de la Corse, le FLNC dénonce l’attitude "déloyale" de l’Etat. Il menace notamment de faire exploser toute nouvelle construction sur le littoral.