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Une fille de Laurent Gbagbo a saisi des avocats français, dont Jacques Vergès, Roland Dumas et Gilbert Collard, pour étudier la "légalité" de l'arrestation lundi de ses parents ainsi que celle de l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire. Deux d'entre eux ont d'ores et déjà accepté.
Lors de sa première conférence de presse depuis lundi, Alassane Ouattara, le président ivoirien, a confirmé mercredi après-midi que son prédécesseur avait bien été transféré "ailleurs" dans le pays, sans préciser le lieu précis. L'Onu parle du Nord.
Gérard Longuet, le ministre de la Défense, a annoncé mercredi matin que des patrouilles communes ivoiro-françaises allaient circuler dans la capitale économique, toujours en proie à l'insécurité. Objectif : "montrer qu'il y a un état de droit qui se met en place".
L'ex-président de Côte d'Ivoire se trouve toujours mercredi à l'hôtel du Golfe, deux jours après son arrestation. Le nouveau gouvernement a décidé son assignation à résidence, mais sans en préciser le lieu.
Au lendemain de son arrestation, l'ONU avait annoncé, avant de se rétracter, avoir transféré Gbagbo de sa cellule-chambre du QG de Ouattara vers un lieu hors d'Abidjan. L'un de ses ex-ministre arrêté est mort mardi dans des circonstances encore troubles. Des chefs de l'armée se rallient à Ouattara.
Le camp de l'ancien président ivoirien affirme de nouveau que ce sont les forces spéciales françaises qui ont procédé à l'arrestation. François Fillon dément.
Les forces de l'ordre débordées, la capitale économique est de nouveau victime de pillages dans certains quartiers ce mardi. Des tirs à l'arme lourde ont également eu lieu dans des quartiers pro-Gbagbo en début d'après-midi. Mais les anciens chefs de l'armée de Gbagbo se sont ralliés à Ouattara.
La France a redit mardi matin qu'aucun soldat français n'avait participé directement à l'arrestation de l'ancien président ivoirien. Le ministre de la Défense se dit notamment "certain" que des images filmées par les différents protagonistes de l'opération feront surface pour le prouver.
Comme dimanche, des hélicoptères ont de nouveau tiré lundi matin, à la demande de l'Onu, contre la résidence du président ivoirien sortant, qui aurait été partiellement endommagée selon ses partisans. Des blindés français se sont également installés dans le secteur.
Des hélicoptères de la force française "Licorne" et de l'Onuci ont tiré dimanche et toute la nuit dans l'enceinte de la résidence de Laurent Gbagbo. Et lundi matin, les combats ont repris autour de cette zone
Le Golf Hôtel d'Abidjan, qui sert de quartier général au président élu reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, était attaqué samedi soir par les forces de Laurent Gbagbo.
Même si le président sortant est toujours retranché, ses partisans ont réussi à regagner du terrain. Ils ont repris le contrôle de la radio-télévision ivoirienne, qui s'est remise à émettre et à diffuser des messages en sa faveur. Un représentant de l'ONU craint une impasse en Côte d'Ivoire.
Vendredi soir, l'ambassade de France à Abidjan a fait état de tirs contre la résidence de l'ambassadeur par des pro-Gbagbo. Le camp Gbagbo dément. De son côté, l'armée française aurait tiré contre la résidence du président sortant.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé jeudi lors d'un discours diffusé sur la télévision ivoirienne qu'un blocus était en oeuvre autour de la résidence de Laurent Gbagbo, exhorté ses compatriotes à la réconciliation et demandé à ses forces de sécuriser Abidjan.
Le président ivoirien sortant est toujours retranché dans le bunker de la résidence présidentielle, où il est défendu par 200 hommes selon Gérard Longuet. Plusieurs pays demandent aux militaires français d'exfiltrer leurs diplomates.
Dans le coeur d'Abidjan en proie au chaos, où le dernier carré des fidèles du président sortant tient tête aux pro-Ouattara, les soldats français sont intervenus pour protéger l'ambassadeur du Japon, après un assaut de miliciens pro-Gbagbo. Des étrangers appellent à l'aide pour quitter Abidjan.
Défendu par ses derniers soldats fidèles, le président ivoirien sortant résistait encore mercredi soir après l'échec des négociations sur son départ. Selon l'Onu, il continuerait toutefois de discuter les termes de sa reddition. Dans la soirée, l'ambassade du Japon aurait été attaquée.
Alors que le président ivoirien sortant refuse toujours de céder le pouvoir et que les tractations sur les conditions de son départ semblent avoir échoué, les forces du président reconnu par la communauté internationale ont lancé ce matin l'attaque, qualifiée de "finale", sur sa résidence avec l'ordre de le capturer vivant.
Alors que le chef d'état-major de l'armée loyale à Gbagbo dit avoir "arrêté les combats", le président ivoirien sortant, retranché, refuse de reconnaître sa défaite. Pourtant, selon Alain Juppé, la "seule chose qui reste à négocier", c'est dans quelles conditions s'effectuera son départ.
Alors que le chef d'état-major de l'armée loyale à Gbagbo dit avoir "arrêté les combats", le président ivoirien sortant, retranché, refuse de reconnaître sa défaite. Pourtant, selon Alain Juppé, la "seule chose qui reste à négocier", c'est dans quelles conditions s'effectuera son départ.