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L'ancien coprésident d'EADS est entendu depuis mercredi à la Brigade financière dans l'enquête sur des délits d'initiés présumés au sein du groupe européen.
Les candidats n'ont pas tardé à commenter le montant des indemnités de départ versés à l'ancien vice-président d'EADS alors que le groupe fait face aujourd'hui à un plan social.
Les candidats n'ont pas tardé à commenter le montant des indemnités de départ versés à l'ancien vice-président d'EADS alors que le groupe fait face aujourd'hui à un plan social.
L'ex-patron d'EADS a bénéficié d'une indemnité de licenciement de 6 millions d'euros et d'une prime de non-concurrence de 2,4 millions d'euros, selon une note transmise aux actionnaires avant la prochaine assemblée générale.
Le président de Publicis Maurice Lévy a reconnu implicitement, mardi sur France Info, avoir négocié les indemnités de départ du co-président d'EADS Noël Forgeard. Il a indiqué qu'il aurait obtenu deux ans de salaire d'indemnités de départ, ce qui représenterait plus de 6 millions d'euros, ainsi qu'une prime de non-concurrence.
Le co-président démissionnaire d'EADS aurait obtenu des indemnités de départ "représentant trois ans de salaire". Deux années étaient prévues par son contrat et une troisième lui serait versée au titre d'une clause de non-concurrence, selon EuroTMT.
Noël Forgeard, qui a démissionné dimanche de la coprésidence exécutive d'EADS, déclare qu'il a décidé de partir "dans l'intérêt de l'entreprise", dans une interview parue dans Les Echos ce lundi. Il sera remplacé par Louis Gallois, actuel président de la SNCF.
Deux communiqués officiels, émanant d'EADS et d'Airbus, ont officialisé dimanche la démission de Noël Forgeard, co-président d'EADS, et celle de Gustav Humbert, président d'Airbus. Le premier sera remplacé par Louis Gallois, actuel président de la SNCF, et le second par Christian Streiff, ancien dauphin du patron de Saint-Gobain.
Mis en cause pour des ventes de stock-options pour son compte et celui de ses enfants avant que l'action EADS ne baisse fortement, Noël Forgeard sera entendu mercredi matin par la commission des Finances. Des élus de droite et de gauche ont réclamé son départ du groupe.
La direction bicéphale et franco-allemande d'EADS aurait vécu. Incriminée lors de l'annonce tardive des retards de livraison de l'A380, elle pourrait être remplacée par un partage : EADS à un Allemand et Airbus à un Français. Noël Forgeard sera auditionné mercredi à l'Assemblée nationale.
Le gouvernement français a annoncé mardi sa volonté de "remettre à plat" le pacte d'actionnaires franco-allemand au sein du groupe EADS en pleine crise. Le ministre de l'Economie doit par ailleurs rencontrer les responsables du conseil d'admnistration d'EADS.
La presse allemande croit savoir que les représentants allemands de l'actionnariat d'EADS ont demandé lundi au coprésident du groupe aéronautique Noël Forgeard de quitter son poste. Ce dernier aurait refusé.
Particulièrement critique à l'égard de Noël Forgeard, Patrick Devedjian a jugé dimanche lors du Forum Radio J que "l'exemple qui a été donné est désastreux pour l'image de l'entreprise". Invitée du grand jury RTL-Le Figaro-LCI, Michèle Alliot-Marie a appelé à ne pas "jeter l'A380 avec l'eau du bain".
Le co-président du groupe aéronautique a nié vendredi matin sur Europe 1 avoir commis un délit d'initié. Mais les accusations persistent.
Le co-président exécutif d'EADS a assuré vendredi matin qu'il ne savait pas, lorsqu'il a vendu une partie de ses actions en mars dernier, que ces dernières risquaient de s'effondrer en raison de retards de livraison des A380.
Arnaud Lagardère a arbitré en faveur de l'actuel pdg d'Airbus pour le co-présidence exécutive française du groupe aéronautique européen. Philippe Camus devrait néanmoins rester dans le groupe Lagardère.