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A peine arrivé à Tunis mercredi après-midi, Alain Juppé a annoncé une aide française de 350 millions d'euros pour raccommoder une relation bilatérale mise à mal par plusieurs couacs français lors de la "révolution du jasmin".
Le ministre des Affaires étrangères se rend pour la première fois en Tunisie depuis sa prise de fonctions début mars.
Ces négociations sociales seront le meilleur cadre de dialogue et de concertation pour régler la situation sociale de toutes les catégories du peuple et dans tous les secteurs", a annoncé mercredi soir Foued Mebazaa.
"En trois jours, 'notre ami' Ben Ali est devenu notre meilleur ennemi", ironise l'Est Républicain, pendant que l'Humanité fustige "le long silence complice avec Ben Ali". D'autres éditorialistes voient dans cet épisode une "preuve de la faillite de la Françafrique".
Depuis plusieurs jours, des rumeurs insistantes accusent l'ex-garde prétorienne de Ben Ali d'orchestrer une campagne de terreur pour favoriser le retour du président déchu. Ses membres s'en défendent, et affirment coopérer avec les forces de sécurité du régime de transition.
Alors que l'armée patrouille toujours dans les rues de la capitale tunisienne et que les commerces rouvrent timidement, une petite manifestation contre le parti au pouvoir a eu lieu lundi matin. Elle a été dispersée par la police avec des canons à eau.
Dans Tunis où patrouillent les "comités de vigilance" et où l'armée traque des éléments fidèles à Ben Ali accusés de semer le chaos, quelques commerces ont rouvert lundi matin. Une manifestation contre le parti au pouvoir a eu lieu.
Le Premier ministre tunisien sortant, Mohammed Ghannouchi, doit continuer ce dimanche à sonder les partis et les représentants de la société civile sur les réformes visant à rompre avec le système de Zine El Abidine Ben Ali. Mais le délai est court pour organiser des élections : deux mois.
L'armée tunisienne a donné dimanche l'assaut au palais présidentiel situé dans l'ancienne cité antique, dans lequel sont retranchés des éléments de la garde présidentielle. A Tunis, les tirs ont cessé grâce au couvre-feu instauré en fin de journée.
Les échanges de tirs qui ont fait rage dimanche après-midi dans Tunis entre miliciens armés et policiers ont totalement cessé vers 18 heures, en raison de l'entrée en vigueur d'un couvre-feu.
L'armée a été déployée dans les rues de la ville, survolée par des hélicoptères pour tenter d'éviter les violences des pillards, souvent désignés par la population comme des partisans de Ben Ali.
Le Premier ministre tunisien sortant, Mohammed Ghannouchi, doit continuer ce dimanche à sonder les partis et les représentants de la société civile sur les réformes visant à rompre avec le système de Zine El Abidine Ben Ali. Mais le délai est court pour organiser des élections : deux mois.
Alors que Ben Ali a fui vendredi la Tunisie, le Premier ministre avait aussitôt été nommé président par intérim. Mais comme le prévoit la Constitution, c'est le président du Parlement qui a prêté serment samedi... et tente de rétablir l'ordre.