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Un juge a ordonné lundi aux fournisseurs d'accès le filtrage de l'accès à un site révisionniste. C'est une première, depuis l'adoption de la loi sur la confiance en l'économie numérique.
Les principaux fournisseurs d'accès Internet français ont été mis sur la sellette lundi devant le tribunal de Paris par huit associations antiracistes. Elles réclament des mesures de filtrage pour interdire l'accès des internautes à un site révisionniste hébergé aux Etats-Unis.
Le trafic lié aux échanges de fichiers sur les réseaux p2p prend de plus en plus d'importance et coûte cher aux fournisseurs d'accès. En Allemagne et en Grande- Bretagne, certaines de ces dernières ont décidé de limiter les téléchargements.
Un juge fédéral américain a ordonné à l'opérateur Verizon de fournir l'identité d'un internaute qui avait téléchargé 600 mp3 illégaux en une journée. Ces dernières semaines, les majors ont accentué la pression sur les fournisseurs d'accès dans la lutte contre le piratage.
En juin dernier, l'association J'accuse a demandé à 14 fournisseurs d'accès à Internet de bloquer l'accès à un portail néo-nazi. Eux se défendent d'avoir la moindre responsabilité dans le contenu qu'ils diffusent. Les deux parties s'affrontent à partir d'aujourd'hui devant le Tribunal de grande instance de Paris.