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La crise a-t-elle fait changer les choses concernant les salaires des grands patrons ? Réponse négative selon le cabinet Proxinvest, qui dénonce, dans son rapport annuel, l'opacité des salaires des patrons des grands groupes.
Sortant d'une réunion avec Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, les syndicats ont annoncé mardi que le groupe bancaire prévoyait de supprimer "des centaines d'emplois" dans sa banque de financement et d'investissement en France et une "politique de rémunération maîtrisée".
La recapitalisation des banques françaises "sera complètement gérable grâce à nos résultats", a assuré mercredi sur Europe 1 le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, en disant attendre le montant précis pour les banques hexagonales. "La priorité, c'est effectivement de garder nos résultats dans la banque et de continuer comme des écureuils à accumuler ces noisettes", a-t-il poursuivi.
Seize patrons d'entreprises et très grandes fortunes signent un texte demandant "l'instauration d'une contribution exceptionnelle qui toucherait les contribuables français les plus favorisés" pour réduire le déficit budgétaire.
La Société Générale a demandé mercredi à l'autorité boursière française d'enquêter sur l'origine des rumeurs qui ont fait plonger son titre de plus de 14%. Un quotidien britannique a déjà reconnu sa responsabilité dans la propagation de ce ragot.
Après la BNP, la Société Générale versera 250 millions d'euros de bonus à ses opérateurs de marché en 2010 au titre de 2009. Le parti socialiste dénonce ces pratiques.
Cinq anciens cadres dénoncent de mauvais placements et veulent récupérer leur mise. Ils menacent de saisir la justice.
Selon Frédéric Oudéa, le nouveau PDG de la SoGé, la banque a "tiré les leçons de l'insuffisance de [ses] contrôles", qui ont été "considérablement renforcés".
Daniel Bouton, qui la semaine dernière précisait qu'il ne partait avec aucune retraite chapeau, va toutefois bénéficier d'avantages, tels qu'une voiture avec chauffeur, une secrétaire.
Le président de la Société Générale annonce mercredi sa démission, dans un entretien au Figaro, pour, déclare-t-il, "protéger" le groupe bancaire.
Libération affirme que la banque doit faire face à de nouvelles pertes à cause d'investissements hasardeux. La direction dément "formellement".
Elle table sur un bénéfice net de 2 milliards d'euros pour 2008, avec un quatrième semestre difficile mais "à l'équilibre".
La banque a vu son bénéfice chuter de 63% au deuxième trimestre, victime de la crise financière mais aussi de l'affaire Kerviel.