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Après l'annonce d'un sommet sur l'emploi en janvier auquel Nicolas Sarkozy a invité jeudi les partenaires sociaux, les premières réactions syndicales sont mitigées. "On en a un peu marre d'être invité au coup par coup", se plaint la CFTC. La FSU craint de voir "le débat confisqué".
Réunis au siège de la CGT pendant près de cinq heures, les syndicats CGT, CFDT, FSU, Unsa et SUD se sont accordés jeudi soir pour "une journée nationale d'action interprofessionnelle".
L'UMP a réaffirmé, cette semaine, sa proposition d'expérimenter des collèges par classe : les 6e et 5e d'un côté, les 4e et 3e de l'autre. Une idée qui fait grincer des dents les syndicats enseignants.
Les fonctionnaires n'ont pas une mauvaise image auprès des Français qui les jugent majoritairement "honnêtes", "compétents" et "au service du public", selon un sondage TNS Sofres pour le syndicat FSU, publié mardi.
Le 14 février, la FSU, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat, appelle chacun à témoigner son affection aux fonctionnaires qui se sentent mal aimés.
la FSU, l'Unsa et le Sgen-CFDT ont annoncé mardi leur intention de boycotter mercredi les voeux de Nicolas Sarkozy "au monde de la connaissance et de la culture" pour exprimer "le ras-le-bol et l'amertume face aux suppressions de postes".
Selon des documents diffusés aux rectorats, une douzaine de pistes sont mises à l'étude pour faire des économies. Parmi elles : plus d'élèves par classe, suppression des enseignants spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire...
Face à la grogne des parents d'élèves, le ministre de l'Education nationale a annoncé mardi plusieurs mesures visant à faciliter le remplacement des profs absents.
Des milliers d'enseignants ont défilé samedi à Paris pour protester contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des professeurs.
La grève à l'appel des sept syndicats pour protester contre des conditions de travail dégradées a rassemblé mardi plus d'un tiers des salariés en moyenne.
Deuxième des multiples mouvements sociaux qui émaillent la semaine : la grève au Pôle emploi. Les syndicats dénoncent un service dégradé rendu aux chômeurs.
Grève dès lundi soir à la SNCF, grève mardi au Pôle Emploi et chez France Télécom, manifestation nationale jeudi de syndicats de l'industrie : la semaine sera longue.
Mercredi et jeudi marquent le jour de la rentrée pour 12 millions d'élèves. Une rentrée placée sous le signe des suppressions de postes et des mesures anti-grippe.
A l'approche de la rentrée, le ministre de l'éducation s'engage à poursuivre le travail de son prédécessuer et déclare qu'il ne sera pas "le ministre du statu quo."
L'Elysée a annoncé une diminution des effectifs de 28 000 au lieu des 23 000 prévus en 2008.
Réunis lundi soir, les huit syndicats français appellent à une journée interprofessionnelle le 26 mai et à une "grande journée de manifestations" le 13 juin.
Le gouvernement n'a pas convié la FSU, l'Unsa et Sud à ses entretiens de préparation du "sommet social" du 18 février, qui débutent mardi.
Plus d'un million de manifestants ont participé à la journée d'action de jeudi, selon le ministère de l'Intérieur. Les syndicats en revendiquent 2,5 millions.
A l'appel de tous les syndicats, des centaines de milliers de personnes cessent aujourd'hui le travail et descendent dans la rue dans toute la France.
Des gendarmes avec des chiens ont procédé à un contrôle dans une classe de 3e du Gers. Une élève a été fouillée au corps. Les parents s'indignent.