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Après un périple de 300 kilomètres à pied, les métallos de l'aciérie ArcelorMittal de Florange sont arrivés vendredi à Paris. Une marche symbolique sur la capitale qui s'est terminée par un concert gratuit au Trocadéro avec Bernard Lavilliers et le groupe Zebda.
Des ouvriers de l'aciérie ArcelorMittal de Florange, en Moselle, menacée de fermeture sont partis mercredi, à pied, de la Lorraine pour Paris pour défendre leurs emplois auprès des populations".
Le chef de l'Etat a assuré mardi matin qu'il s'était "entretenu avec les dirigeants" d'ArcelorMittal "pour parler" du site de Florange. Et d'assurer : "Moi, je ne veux pas que Florange meure". Une promesse considérée avec prudence par les syndicats.
Dénonçant une "mort programmée du site" ArcelorMittal de Florange, des ouvriers ont investi lundi matin les locaux de la direction. Les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte.
La direction de l'aciérie ArcelorMittal de Florange a annoncé mardi que la filière liquide du site, à l'arrêt depuis octobre 2011, ne redémarrerait pas au deuxième trimestre de cette année. Une nouvelle étape vers la fin programmée de l'usine, estiment les syndicats.
Une stèle érigée en 2009 par la CFDT à l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, rappelant les promesses "non tenues" de Nicolas Sarkozy, a été descellée et volée.
Ce lundi, le dernier haut-fourneau lorrain en activité va fermer à Hayange. Une fermeture temporaire selon le groupe ArcelorMittal, mais qui pourrait signer l'arrêt définitif de la "filière liquide" dans la région, s'inquiètent syndicats et élus.
Jeudi, le président a expliqué avoir décidé de revenir en Moselle après avoir mesuré "lors de ma dernière visite il y a quelques jours, l'ampleur de la déception".
ArcelorMittal a réuni mercredi un comité d'entreprise européen pour annoncer une réduction de production. Le site mosellan de Florange va être mis à l'arrêt complet.
Vidéo - Dimanche sur France 2, elle s'est dite "très étonnée" d'entendre le président affirmer à propos du site de Gandrange : "c'est pas très grave, il n'y a qu'un four qui ferme". "Mais un four, c'est le moteur même de l'usine", a-t-elle affirmé.
La société sidérurgique italienne Carlo Tassara a annoncé jeudi soir que son intérêt pour l'aciérie de Gandrange n'était "plus d'actualité".
Cette promesse a été faite lundi soir par Luc Chatel, après une rencontre entre Nicolas Sarkozy et les syndicats. Ces derniers attendent de voir...
Le chef de l'Etat doit rencontrer les syndicats de l'usine ArcelorMittal, ou un emploi sur deux est menacé.
Après un comité d'établissement houleux qui a confirmé la fermeture partielle du site de Gandrange d'ici 2009, des salariés ont saccagé le bureau du directeur.
Selon les Echos, l'Etat et le sidérurgiste travailleraient à un développement de l'usine de Florange pour compenser la fermeture de Gandrange.
Contrairement à ce qui avait été annoncé, Gerdeau ne compte pas racheter le site de Gandrange. D'ailleurs, ArcelorMittal ne semble pas décidé à se séparer de son site.
Le groupe sidérurgique Gerdau s'est positionné dimanche pour la reprise de l'usine d'ArcelorMitta, où 595 emplois sont menacés.
Lakshmi Mittal, le PDG d'Arcelor-Mittal, a jugé mercredi que le plan de restructuration de l'usine mosellane, qui aboutirait à la suppression de 595 emplois, était "la meilleure" solution pour la Lorraine.
Le chef de l'Etat est venu réaffirmer lundi son soutien aux sidérurgistes, alors que 600 des 1100 emplois sont menacés sur le site de Gandrange.
La suppression de près de 600 emplois a été officialisée mercredi. Les syndicats parlent de "scandale", Hervé Novelli dit suivre "personnellement le dossier".