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Quelques centaines de manifestants pro-Gbagbo qui tentaient d'investir le siège de l'Opération des Nations unies à Abidjan ont été repoussés mardi, à deux reprises, par des tirs de sommation. Le parti du président Gbagbo s'est retiré du processus de paix.
Le président ivoirien, dont le mandat s'achevait officiellement dimanche, a souhaité que des élections aient lieu "bien avant" la fin du délai de douze mois accordé par l'ONU. La rébellion souhaite que son secrétaire général soit le Premier ministre du futur gouvernement.
L'armée ivoirienne a procédé dimanche à des tirs de sommation pour empêcher des partisans de l'opposition d'avancer vers la résidence de Laurent Gbagbo. Peu avant, un grand rassemblement de l'opposition avait eu lieu dans le stade de la capitale pour réclamer le départ du président.
La ministre de la Défense a récusé dimanche les accusations selon lesquelles les soldats français auraient décapité de jeunes Ivoiriens. La veille, le président ivoirien avaient donné du crédit à des témoignages accusateurs.
Le président ivoirien répond lundi par voie de presse à son homologue français qui avait exprimé la veille la crainte d'une dérive fasciste du régime ivoirien. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit étudier lundi un projet d'embargo sur les armes.
Le président ivoirien a limogé le général Mathias Doué et l'a remplacé à la tête de l'état-major par le colonel Philippe Mangou. Ce dernier a mené sur le terrain la récente offensive contre les rebelles. Malgré un calme relatif, les évacuations se poursuivent.
Dans un discours à la Nation, le président ivoirien a confirmé Seydou Diarra comme 1er ministre et accepté l'esprit des accords de Marcoussis comme "base de travail". Les rebelles souhaitent qu'il applique l'accord "à la lettre".
Après deux jours d’affrontements, l’accalmie est revenue en Côte d’Ivoire, mais le couvre-feu et l’Etat d’urgence sont maintenus.