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Ou comment une simple affaire de malversations financières est devenue une immense affaire de manipulation industrielle et politique au sein de l'Etat français.
C'est ce qu'a affirmé le général Philippe Rondot, lundi, au procès Clearstream où il était appelé comme simple témoin.
Le général Philippe Rondot témoigne lundi au procès Clearstream. Un témoignage très attendu par l'accusation, qui compte l'interroger sur ses fameuses notes.
Entendu pour la première fois dans le procès Clearstream, l'ex-Premier ministre a nié mercredi avoir comploté en 2004 contre l'actuel chef de l'Etat. Il s'est présenté en victime d'une manipulation qui aurait dû s'arrêter dès 2004.
Un juge d'instruction de Tahiti a interrogé l'ex-Premier ministre comme témoin sur l'existence éventuelle d'un compte de Jacques Chirac au Japon.
Des perquisitions ont été menées par un juge de Tahiti mercredi à Paris aux services secrets et chez l'avocat de l'ex-chef de l'Etat.
Lors de cette confrontation, les juges tenteront de déterminer à quand remonte l'implication de l'ex-Premier ministre dans l'affaire Clearstream.
L'ancien Premier ministre a été entendu jeudi durant une heure et demie par les juges chargés de l'affaire Clearstream.
L'ancien Premier ministre est entendu pour la troisième fois depuis sa mise en examen en juillet dernier.
INFO LCI.fr - Elle a lieu depuis 10 heures ce matin, au pôle financier de Paris, entre le Général Rondot et Philippe Marland, l'ex-directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie.
Entendu pendant onze heures jeudi, l'ex-Premier ministre a déclaré à sa sortie avoir "souhaité répondre à l'ensemble des questions des juges".
Selon l'hebdomadaire satirique, le général Rondot aurait affirmé dans sa déposition que Jacques Chirac possédait un compte de 300 millions de francs au Japon. Le chef de l'Etat "dément catégoriquement", Rondot dénonce des "propos tronqués".