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La compagne de Gilles Jacquier, grand reporter de France 2, tué en Syrie le 11 janvier, témoigne ce matin sur le plateau d'Audrey Crespo-Mara. Caroline Poiron nous raconte le fil des événements de la journée du drame. Pour la photographe de guerre, les journalistes ont été délibérement emmenés dans un guet-apens et elle accuse directement le régime de Bachar Al-Assad.
Un premier convoi du Comité international de la Croix-Rouge est arrivé vendredi devant le secteur de Baba Amr, repris jeudi par l'armée aux rebelles. Mais les autorités ont retardé l'entrée, justifiant un nettoyage des "mines et des explosifs laissés par les insurgés".
Un avion gouvernemental français équipé de matériel médical a décollé en début d'après-midi du Liban, avec à son bord les journalistes Edith Bouvier et William Daniels, exfiltrés de Syrie jeudi. Il est attendu en fin d'après-midi à l'aéroport de Villacoublay. Nicolas Sarkozy sera présent.
La journaliste française est en sécurité au Liban avec le journaliste William Daniels. Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a déclaré avoir parlé avec Edith Bouvier qui pourrait être rapatriée par un avion de la République française.
Après presque un mois de bombardements, les insurgés ont quitté le secteur de Baba Amr, désormais sous le contrôle de l'armée. L'opposition craint un "massacre".
Lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Paris, Burhan Ghalioun, le président du Conseil national syrien, qui regroupe la plus grande partie de l'opposition, a annoncé la création d'un "Bureau militaire". Objectif : organiser les éventuelles futures livraisons d'armes de pays amis.
Alors qu'un assaut de vaste ampleur contre la ville rebelle semble imminent après des jours de pilonnage, des opposants syriens ont fait passer un message attribué à la journaliste française. Message qui doit toutefois encore être authentifié.
Alors que son évacuation avait été annoncée mardi par Nicolas Sarkozy, puis démentie, le Quai d'Orsay a implicitement reconnu mercredi matin que la journaliste du Figaro se trouvait encore dans la ville assiégée par l'armée syrienne.
Alors que son évacuation avait été annoncée mardi, puis démentie, on est désormais sans nouvelle de la journaliste française blessée à Homs. Pendant que les discussions internationales sur un accès humanitaire aux villes pilonnées par l'armée achoppent toujours.
Après avoir affirmé en milieu d'après-midi qu'Edith Bouvier avait été transférée au Liban, Nicolas Sarkozy est revenu sur ses propos en soulignant qu'il ne pouvait pas confirmer qu'elle se trouvait "en sécurité".
Selon des sources au sein de l'opposition syrienne, Edith Bouvier serait en sûreté au Liban. Ni le Quai d'Orsay ni l'ambassade de France au Liban ne confirment. En revanche, l'évacuation du photojournaliste britannique Paul Conroy est confirmée de source diplomatique.
Nicolas Sarkozy s'est montré prudent lundi sur RTL concernant le sort des journalistes occidentaux bloqués à Homs. Et pour cause : dans la soirée, un responsable occidental à Damas a annoncé que les préparatifs en cours avaient encore été bloqués.
Les discussions ont de nouveau échoué dimanche, pour évacuer les victimes piégées à Homs, parmi lesquelles la journaliste française Edith Bouvier. L'évacuation pourrait avoir lieu lundi. Les bombardements sur la ville ont continué tandis que les Syriens étaient appelés aux urnes.
Interrompues par la nuit la veille, les discussions entre le Comité international de la Croix-Rouge, les diplomates, le régime et les opposants syriens n'ont pas abouti samedi. Et le temps presse pour évacuer les victimes piégées à Homs, parmi lesquelles la journaliste française Edith Bouvier.
Alors que le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant rouge syrien étaient dans le quartier de Baba Amr, vendredi soir, pour porter secours aux victimes des bombardements, dont la journaliste française Edith Bouvier, les négociations ont été interrompues par la nuit. Elles devraient reprendre samedi. De leur côté, les "amis de la Syrie" se sont engagés à prendre de nouvelles sanctions.
Afin de contourner le blocage au Conseil de sécurité de l'Onu, une conférence internationale sur la Syrie est organisée cet après-midi en Tunisie. Objectif : obtenir que Bachar al-Assad accepte un cessez-le-feu et l'envoi d'une aide humanitaire aux civils.
Touchée mercredi dans l'attaque qui a coûté la vie à Rémi Ochlik et Marie Colvin, Edith Bouvier, la reporter du Figaro, demande à être évacuée au plus vite vers le Liban pour être opérée de sa jambe gauche, cassée.
Selon The Telegraph, qui cite une liaison radio entre des officiers syriens interceptée par les services de renseignement libanais, l'armée de Bachar al-Assad avait reçu l'ordre explicite de viser l'immeuble où se trouvaient les reporters occidentaux à Homs.
Rémi Ochlik et Marie Colvin ont-ils été victimes d'une attaque délibérée de l'armée syrienne sur l'immeuble où étaient installés les reporters étrangers à Homs ? Comme pour la mort de Gilles Jacquier, difficile de donner pour l'instant une réponse tranchée.
Les réactions politiques s'enchainent depuis l'annonce de la mort de deux journalistes, un Français et une Américaine, mercredi à Homs. Le Quai d'Orsay demande "un accès sécurisé et médicalisé pour porter secours aux victimes" auquel s'est opposée la Russie.